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  • Pierre Quader


    • a posté un article :

      (Partie 5) De quel type de députés a besoin le peuple dans un parlement bourgeois ?

      Pour analyser les résultats des élections, il est nécessaire de se poser la question : « Qu'est-ce que la gauche ? Qu'est-ce que la droite ? Qu'est-ce que l'extrême-droite ou fascisme ? », et ceci bien évidemment, sans tenir compte des préconisations des médias bourgeois, car « l'idéologie dominante est au service de la classe dominante ».

      Également, il ne faut pas tenir compte des affirmations des divers partis et candidats, car bien souvent l'image que l'ion veut donner de soi-même est trompeuse, surtout à l'heure des choix électoraux : la conscience (ce que l'on dit, ce que l'on veut montrer de soi est en contradiction avec ce que l'on est réellement, du point de vue social et de classe).

    • a posté un article :

      (Partie 4) De quel type de députés a besoin le peuple dans un parlement bourgeois ?

      Il s'agit de ne pas donner les pleins pouvoirs à Macron, disent les autres candidats ? Mais , que ce soit avec Macron, Le Pen, Mélenchon, ou tout autre candidat, c'est bien les monopoles capitalistes qui ont les pleins pouvoirs , non ? Pour leur prendre le pouvoir, il faut rompre avec le système existant et donner les pleins pouvoirs au peuple ! C'est ce que souhaite la NUPES ?

    • a posté un article :

      (Partie 3) De quel type de députés a besoin le peuple dans un parlement bourgeois ?

      L'erreur commise , dans le cadre de cette pétition, est de considérer les élections (présidentielles, parlementaires, locales, etc.) en soi et pour soi.

      Prenons l'exemple des élections parlementaires. Il convient de prendre en compte divers éléments (« Analyse concrète d'une situation concrète » disait-on autrefois). Premièrement ces élections se situent à un moment d'une formation sociale. Celle-ci est le capitalisme avancé, sous sa forme impérialiste pourrissante, antichambre du socialisme. Il s'agit d'élections se déroulant dans le cadre d'un État bourgeois, pour élire des députés dans un parlement bourgeois, donc une république avec une démocratie bourgeoise. Ceci se déroule dans le cadre de la superstructure.

    • a posté un article :

      (Partie 2) De quel type de députés a besoin le peuple dans un parlement bourgeois ?

      La démocratie bourgeoise, tout en proclamant solennellement l'égalité de tous les citoyens , masque hypocritement la domination des capitalistes exploiteurs et trompe les masses en leur faisant croire qu'une égalité réelle peut exister entre exploiteurs et exploités. Aussi démocratique soit-il, tout État où existe la propriété privée de la terre et des moyens de production , où règne le capital, est un État capitaliste , une machine aux mains des capitalistes pour maintenir dans la soumission la classe ouvrière et la classe moyenne. Le suffrage universel, le parlement , etc. ne sont que la forme, qui ne change rien au fond.

    • a posté un article :

      (Partie 1) De quel type de députés a besoin le peuple dans un parlement bourgeois ?

      Concernant l'Union Populaire (ou Nouvelle Union populaire écologique et sociale), voici la question centrale : avoir des députés, mais pour faire quoi ? Je me place d'un point de vue marxiste-léniniste . Il faut aussi tenir compte du contexte national et international.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 46)

      Tout en tenant compte de ces enseignements et de ces principes, la préparation et le processus de la révolution prolétarienne en France ne pourront remporter de succès qu’en étudiant minutieusement la situation objective française, qu’en tenant compte des caractères spécifiques propres à la situation en France : la révolution prolétarienne en France devra se développer dans les conditions d’un pays capitaliste hautement développé et parvenu au stade suprême du capitalisme monopoliste d’Etat.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 44)

      Le rôle du contrôle ouvrier dans la construction du socialisme est d’empêcher la restauration du capitalisme, d’éviter le révisionnisme et de donner la direction du pouvoir à la classe ouvrière. Le pouvoir ou contrôle de la clase ouvrière est un des premiers principes du marxisme-léninisme. La classe ouvrière, sous la direction du Parti, fait la révolution, et la mène à son terme, construit le socialisme. La classe ouvrière est la classe dirigeante du pays, et elle doit contrôler la vie de tout le pays ; ne pas s’éloigner de ce principe est la condition essentielle pour que le socialisme subsiste :

      « C’est là la preuve d’une vérité indiscutable au point de vue théorique, la preuve que le pouvoir des Soviets est un nouveau type d’Etat, sans bureaucratie, sans police, sans armée permanente, où la démocratie bourgeoise fait place à une démocratie nouvelle qui porte au premier plan l’avant-garde des masses laborieuses, fait de celles-ci le pouvoir législatif et exécutif, leur confie la défense militaire, et crée un appareil susceptible de rééduquer les masses. » (242)

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 43)

      Sous la dictature du prolétariat, les masses ne sauraient avoir l’intelligence pour juger de tous les problèmes.

      Cela est dû (cause interne) à la nature petite bourgeoise d’une partie des masses, comme la bourgeoisie moyenne et petite : cette nature présente deux aspects ; le passé de la petite bourgeoisie la rapproche de la bourgeoisie, l’avenir de la petite bourgeoisie la rapproche du prolétariat. Cela est dû aussi (cause externe) à la duperie, la démagogie et l’utilisation de la force à leur égard, force qui se traduit par l’idéologie ou la force armée ouverte, par « la carotte et le bâton ». Le prolétariat révolutionnaire peut et doit démasquer la nature réelle de la bourgeoisie aux yeux des autres couches et classes sociales et leur donner une conscience vraie de ce qui les opprime et les exploite, car :

      « Seule une organisation distincte, des ouvriers salariés, qui mène une lutte de classe conséquente, est capable d’arracher les paysans à l’influence de la bourgeoisie et de les éclairer sur la situation inextricable des petits producteurs dans la société capitaliste. » (236)

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 42)

      Le premier aspect de la dictature du prolétariat, la violence nécessaire contre les anciens exploiteurs et leurs alliés révisionnistes est un héritage de l’ancienne société ; ce « reste » de l’ancienne société est destiné à disparaître au fur et à mesure du renforcement de la dictature du prolétariat, c’est-à-dire de la suppression des classes et de l’extinction de l’Etat, instrument de domination. Cette violence a complètement disparu au stade supérieur du communisme.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 41)

      QU’EST-CE QUE LA DICTATURE DE LA BOURGEOISIE ?

       

      La bourgeoisie a conquis le pouvoir dans les pays évolués, au prix d’une série d’insurrections, de guerres civiles, de répression violente des rois, des seigneurs, des esclavagistes et de leurs tentatives de restauration. La domination de la bourgeoisie est défendue d’une part par ceux qui prêchent la « troisième voie », qui est en réalité celle de la collaboration de classe au profit de la bourgeoisie, et d’autre part par les « socialistes » qui s’élèvent contre la « dictature en général » et qui portent aux nues la « démocratie en général » :

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 40)

      « La dictature est un pouvoir qui s’appuie directement sur la violence et n’est lié par aucune loi. » (217)

      Pour l’opportunisme, « dictature » signifie conquête « pacifique » de la majorité sous la direction de la bourgeoisie ; « dictature » ne signifie pas pour eux violence révolutionnaire. L’opportunisme a besoin de présenter ainsi la dictature, afin de faire disparaître la violence révolutionnaire, la révolution violente. Tel était le cas des « chefs » de la Deuxième Internationale, comme Kautsky, serviteur de la bourgeoisie, tel est le cas des révisionnistes modernes, au service de la bourgeoisie.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 39)

      « La question de la dictature du prolétariat est la question essentielle du mouvement ouvrier moderne dans tous les pays capitalistes. » Lénine

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 38)

      L’apparition et la signification du monopole d’Etat ont été clairement perçues et analysées par Engels en particulier dans l’Anti-Dühring. Le développement de la société capitaliste, de par ses lois internes pousse à la concentration des forces productives et à la socialisation croissante du travail. Ainsi apparaissent de nouvelles formes, tels les « trusts », union des gros producteurs nationaux d’une seule et même branche industrielle ; ces trusts ont pour but de réglementer la production par la détermination de la quantité à produire et la répartition de celle-ci entre eux. Bientôt ces trusts se regroupent par le fait de la concurrence entre eux, et concentrent toute une branche industrielle en une seule grande société par action :

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      Liberté, égalité, fraternité (Partie 37)

      1. LA NATION

       

      Qu’est-ce que la nation ? La définition de la nation a été formulée en 1913 par Staline dans un article connu aujourd’hui sous le titre Le marxisme et la question nationale :

      « La nation est une communauté stable, historiquement constituée, de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique, qui se traduit dans une communauté de culture. » (212)

      Cette définition se fonde sur une analyse matérialiste historique et dialectique et rassemble les cinq caractères spécifiques de la nation.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 36)

      Cependant s’imaginer que le prolétariat pourra établir une dictature du prolétariat, dictature révolutionnaire au service du peuple simplement en brisant l’appareil d’Etat de la bourgeoisie capitaliste ne relève pas simplement d’une méconnaissance du léninisme mais aussi d’une ignorance grave de l’histoire ; en bref, c’est de l’enfantillage.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 35)

      « La nécessité d’inculquer systématiquement aux masses cette idée – et précisément celle-là – de la révolution violente est à la base de toute la doctrine de Marx et Engels. » (201)

      L’Etat, cet appareil bureaucratique, économique, policier, militaire, ne peut pas être transféré tel quel, sans changement d’une classe dominante à une autre classe dominante. Il est nécessaire de le briser pour en construire un autre, approprié à de nouvelles fonctions. Le prolétariat ne saurait prendre le pouvoir en détournant l’Etat bourgeois de son cours normal : il doit le casser pour se doter lui-même de l’outil politique dont il a besoin, adapté à ses propres besoins.

      « Qu’est-ce en effet que la révolution du point de vue marxiste ? C’est la démolition par la violence d’une superstructure politique surannée dont la non-correspondance aux nouveaux rapports de production a, à un certain moment, amené la faillite. » (202)

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 32)

      Quels sont les principes qu’applique le prolétariat révolutionnaire, et son Parti, à l’égard des branches et appareils d’Etat bourgeois ?

      Nous avons vu que sa tâche finale, tâche qu’il ne doit JAMAIS perdre de vue et qui doit être exprimée clairement dans son programme, est, dans un seul et même mouvement, de s’emparer du pouvoir d’Etat pour détruire les appareils d’Etat bourgeois, c’est-à-dire « briser » l’Etat capitaliste, et remplacer cet Etat par le sien propre, l’Etat prolétarien pour construire ses appareils d’Etat socialiste.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 29)

      Nous allons voir l’apport de Mao Tsetoung, de la révolution chinoise et de la première Grande Révolution culturelle prolétarienne en Chine au développement de la doctrine du parti marxiste-léniniste. Mao Tsetoung a souligné :

      « La révolution chinoise est le prolongement de la Révolution d’Octobre ; elle est une partie de la révolution mondiale socialiste prolétarienne. »

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 26)

      Il existe d’autres classes sociales et couches sociales dans le processus social capitaliste, outre le prolétariat et la bourgeoisie capitaliste : ce sont essentiellement les classes moyennes. Certaines de ces classes sont héritées du moyen age, d’autres prennent naissance sur le sol de la nouvelle formation sociale capitaliste. Cependant, c’est principalement, mais non pas seulement, l’évolution de la contradiction fondamentale entre le prolétariat et la bourgeoisie capitaliste, entre le Travail et le Capital, qui fait que l’unité constituée par la formation sociale capitaliste se développe, se transforme et change. C’est-à-dire il y a action des deux termes irréductibles de la contradiction l’un sur l’autre, du prolétariat sur la bourgeoisie et de la bourgeoisie sur le prolétariat, action qui se manifeste par des luttes plus ou moins aiguës. Cette contradiction n’est devenue ouvertement irréconciliable qu’après la transformation de la bourgeoisie en classe dominante, c’est-à-dire en France, après la Révolution de 1789.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 23)

      Si la bourgeoisie est parvenue à conquérir le pouvoir économique c’est grâce à la transformation de l’état économique de la société entière. Ses armes décisives furent ses moyens de puissance économiques ; ceux-ci se développaient et s’accroissaient sans cesse par le développement de l’industrie artisanale d’abord, ensuite par le développement de la manufacture et l’extension du commerce. Pendant toute cette lutte, la puissance politique était surtout du côté de la noblesse.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 20)

      Pour saisir la conception et l’attitude marxiste par rapport au problème de l’Etat, il faut résoudre les questions suivantes : Qu’est-ce que l’Etat ? Quel est son rôle ? Comment se manifeste-t-il ? Quelles sont les diverses formes qu’il a prises aujourd’hui ? C’est là une application du matérialisme dialectique à un problème particulier, celui de l’Etat : il s’agit par-delà les apparences de définir la nature, la genèse et le rôle de l’Etat.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 17, 18, 19)

      « On appelle classes de vastes groupes d’hommes qui se distinguent par la place qu’ils occupent dans un système historiquement défini de production sociale, par leur rapport (la plupart du temps fixé et consacré par les lois) vis-à-vis des moyens de production, par leur rôle dans l’organisation sociale du travail donc, par les modes d’obtention et l’importance des richesses sociales dont ils disposent. Les classes sont des groupes d’hommes dont l’un peut s’approprier le travail de l’autre, à cause de la place différente qu’il occupe dans une structure déterminée, l’économie sociale. » (100)

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 16)

       

      Le problème du pouvoir politique est un problème fort important pour la théorie marxiste-léniniste de la révolution. Les tâches du prolétariat révolutionnaire organisé en parti marxiste-léniniste, consistent à renverser la bourgeoisie et à instaurer le socialisme grâce à la dictature du prolétariat. C’est ici que se manifeste de façon très aiguë la lutte entre les deux voies d’édification du socialisme, la lutte entre la théorie opportuniste, et la théorie marxiste-léniniste. La théorie marxiste-léniniste prend forme et se développe au cours même de la lutte contre la théorie idéaliste de l’opportunisme et du révisionnisme

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 15)

      Plus qu’au XIX° siècle, la rapine impérialiste de zones entières est organisée rationnellement, avec la bénédiction de tous les profiteurs bourgeois, au nom de la « civilisation », de la « liberté », ou du pseudo-« socialisme ». Pour préserver leurs intérêts, et réaliser un nouveau partage des sphères d’influence correspondant aux nouveaux rapports de force, les bourgeoisies mondiales, dans les pays développés surtout, ont déclenché deux guerres mondiales au XX° siècle. Depuis 1945, le monde n’a jamais connu un seul jour de tranquillité et de paix : toujours quelque part, le canon a tonné, dans des guerres locales, comme en Corée et au Vietnam.

      Aussi, depuis 1847, rien n’est réglé. Les principales thèses du Manifeste du parti communiste demeurent à l’ordre du jour. Le capitalisme est toujours là : il a atteint son apogée, puis le stade pourrissant. Seule la révolution prolétarienne pourra régler les contradictions insolubles dans le cadre du capitalisme. Le monde est gros d’une nouvelle étape, le communisme, qui le débarrassera à jamais de l’exploitation de l’homme par l’homme, et les bâtisseurs de ce nouveau monde sous un nouveau ciel seront les exploités des pays pauvres du tiers monde et des pays riches.

      Mais certains nouveaux philosophes, voulant discréditer le communisme, affirment que le remède est pire que le mal. Selon eux, l’application du marxisme mène au despotisme à l’intérieur d’un pays et à l’impérialisme à l’extérieur. Ils s’appuient sur l’exemple du devenir de l’ex-URSS. Effectivement, les Russes ont réalisé la révolution prolétarienne d’Octobre 1917, et leur pays s’est transformé aujourd’hui en un pays capitaliste et impérialiste.

      Que vaut la démonstration ?

      Les cris hystériques de ces nouveaux penseurs de la bourgeoisie ressemblent à s’y méprendre aux criailleries des émigrés de la noblesse française, qui, après 1789, pestaient contre la violence révolutionnaire du tiers-état, et contre la dictature qu’exerçait la bourgeoisie sur l’ensemble de la société. Le couronnement de Napoléon I°, la restauration de Louis XVIII, sont-ce là des arguments contre la révolution française de 1789 ? Les principes de 1789 renfermaient-ils en eux-mêmes la restauration de la monarchie comme une conséquence inéluctable ? La restauration permet-elle d’affirmer que la réalisation de la révolution bourgeoise de 1789 était inutile ? Bien sûr que non, ou c’est ne rien comprendre à l’histoire : la révolution française était indispensable.

      Puis il y eut un rapport de force, national et mondial, momentanément défavorable à la bourgeoisie, qui l’a obligée à un repli ; mais la conception bourgeoise du monde n’a jamais cessé de progresser au cours du XIX° siècle. Qu’en reste-il des criailleries impuissantes de la noblesse, un siècle après 1789 ? N’est-ce pas les idées de 1789 qui ont finalement triomphé, et la noblesse n’est-elle pas rayée de la surface de la France ?

      Ainsi, au niveau de l’histoire, le temps a une autre dimension qu’au niveau de la vie individuelle. Le « retour en arrière » de l’ex-URSS, vers une forme de barbarie souvent pire que ce qu’offre le capitalisme classique, est un phénomène sans doute inévitable, dont les causes, nationales et internationales, restent à analyser, mais un phénomène passager : il n’empêche que les idées des bolchevicks de 1917 demeurent valables universellement et représentent l’avenir du monde.

      Ce qui est plus à craindre, c’est que la révolution prolétarienne, que nous appelons de tous nos vœux, tarde trop. On raconte que, lors de la Terreur, Babeuf fut effrayé par la violence révolutionnaire en voyant les nobles têtes accrochées aux piques populaires : cette violence était au moins aussi grande que la sauvagerie exercée pendant des années par les classes exploiteuses à l’encontre du peuple, et qui n’avait jamais pu s’extérioriser.

      Biens nantis, vous pouvez avec raison craindre la haine emmagasinée par les affamés et les opprimés ! Elle court, elle court, la violence cachée, et rien, ni vos prisons, ni vos frontières, ni vos camps de concentration, ni vos hôpitaux psychiatriques ne pourront l’empêcher de s’exprimer. Elle est suspendue au-dessus de votre société d’exploiteurs et d’oppresseurs, telle une épée de Damoclès, prête à la faire voler en éclat, et ceci avec d’autant plus de vigueur que vous aurez contenu longtemps cette violence.

       

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      Liberté, égalité, fraternité (Partie 14)

      En somme, le fait que chacun se donne le titre de « socialiste » signifie que c’est là une doctrine d’avenir, et que le mouvement ouvrier porteur de celle-ci constitue une force montante. Au XIX° siècle, les principales classes sociales sont : la bourgeoisie, le prolétariat, la petite bourgeoisie et l’aristocratie. Que sont les différentes doctrines socialistes ? Lorsque l’aristocratie se réclame du socialisme, cela donne le socialisme féodal, qui est une critique de la domination bourgeoise, qui vise non à l’instauration d’une société socialiste, mais un retour à l’ancien régime. Le socialisme petit bourgeois reflète également les intérêts de la petite bourgeoisie : son idéal est une société de la petite production. Les bourgeois se réclamant du socialisme veulent empêcher l’instauration d’un socialisme réel et la révolution prolétarienne : en général, ce sont des réformistes. Enfin, dans son enfance, le prolétariat développe un socialisme utopique, imaginaire, instinctif, qui est abandonné au profit du socialisme scientifique quand le prolétariat accède à l’âge adulte.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 13)

      L’éducation, dans le socialisme, ne se fera plus par la famille, mais par la société : on remplacera les conditionnements bourgeois par d’autres, plus en rapport avec la nature humaine contemporaine, et le niveau actuel des forces productives, et qui épanouiront plus l’individu. S’il est impossible de deviner ce que seront les structures de base de la société communiste, la famille sous sa forme socialiste continuera sans doute à subsister pendant une certaine période après le capitalisme, à côté d’autres expériences sexuelles, affectives, communautaires, entre individus.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 12)

      De même, dans le prolétariat, on trouve une avant-garde, la masse et le lumpenprolétariat (64). L’avant-garde constitue l’ensemble des partis politiques ouvriers, et en particulier les communistes. Quel est le rapport entre les communistes et la clase prolétarienne ? Les communistes constituent-ils un nouveau parti accolé à l’ensemble des autres partis ouvriers ? Non. Le parti communiste n’est pas un nouveau parti qui s’ajoute aux autres : c’est l’état-major (65) du prolétariat. La classe ouvrière est divisée, et face à la bourgeoisie, il lui faut l’unité, en particulier l’unité de vue : c’est là une des tâches des communistes.

    • a posté un article :

      (Partie 2) De quel type de députés a besoin le peuple dans un parlement bourgeois ?

       

      Dans le cadre de la V° république bourgeoise, la gestion de l' »empire », c'est-à-dire la politique de l’impérialisme français relève de la « chasse-gardée » du président de la république, qui ne rend aucun compte , ni au parlement, ni au gouvernement, ni donc aux masses populaires. Voir par exemple, la guerre civile au Rwanda, les divers conflits en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye, etc, ou bien en matière de ventes d'armes , domaine où excelle le « socialiste » Jean Yves Le Drian. C'est dire que ces personnes sont responsables de millions de morts, sans compter les réfugiés, et qu'il devront rendre des comptes à la justice populaire.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 11)

      Quels sont les caractères qui distinguent le mode de production capitaliste des deux modes de production antérieurs, esclavagisme et féodalisme ?

      Le premier point, c’est que le capitalisme est un système en révolutionnarisation permanente. Sans cesse, il faut innover, appliquer la science à la production, ceci en raison de la concurrence entre capitalistes et de la poursuite du profit maximum. C’est une remise en cause permanente, rien n’est définitivement acquis et le résultat en est un développement considérable des richesses.

       

    • a posté un article :

      (Partie 1) De quel type de députés a besoin le peuple dans un parlement bourgeois ?

      Concernant l'Union Populaire (ou Nouvelle Union populaire écologique et sociale), voici la question centrale : avoir des députés, mais pour faire quoi ? Je me place d'un point de vue marxiste-léniniste . Il faut aussi tenir compte du contexte national et international.

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