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  • Pierre Quader


    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 17)

      « Par son contenu, le socialisme est, avant tout, le produit de la prise de conscience, d’une part, des oppositions de classes qui règnent dans la société moderne entre possédants et non possédants, salariés et bourgeois, d’autre part, de l’anarchie qui règne dans la production. » (96)

       

      Nous avons déterminé les deux classes antagoniques de la société capitaliste (classe ouvrière et classe de la bourgeoisie) d’après leur place respective dans le procès de production, c’est-à-dire dans la sphère économique. Mais il convient d’apporter deux précisions.

       

       

       

      Le matérialisme historique considère que la structure économique d’une société constitue à chaque période historique la base réelle qui lui permet, en dernière analyse, d’expliquer toute la superstructure des institutions juridiques et politiques, aussi bien que des idées religieuses, philosophiques et autres de chaque période historique.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 16)

      Pour bien traiter le problème du concept de pouvoir politique chez Lénine, il faut tracer une ligne de démarcation bien nette entre le marxisme-léninisme et les révisionnistes de toute farine ; ces derniers ont édulcoré le marxisme-léninisme, l’ont vidé de sa substance, et lui ont substitué son contraire, l’idéologie bourgeoise : ils cherchent à se faire passer pour d’authentiques marxistes aux yeux de tout le monde à l’aide d’une phraséologie soi-disant « marxiste », et par là ils cherchent à masquer le fait qu’ils soient entièrement gagnés à la défense des intérêts de la bourgeoisie.

       

      Donc pour bien traiter le problème du pouvoir politique chez Lénine, sans dénaturer le marxisme-léninisme, mais en lui restant fidèle, il convient de partir du point de vue de prolétariat révolutionnaire, et de la situation concrète en France.

       

       

       

       

    • a posté un article :

      [Sans titre]

      Le Manifeste du parti communiste nous interpelle par son extraordinaire actualité. Sans doute, depuis 1847, le monde a changé, et bien changé ! Mais le capitalisme est toujours présent : il s’est même renforcé et étendu au monde entier.

       

      Aujourd’hui un grand nombre de spécialistes et d’experts en tout genre tentent de démontrer que la classe ouvrière n’est plus ce qu’elle était, qu’elle a peut-être même disparue, engloutie sous l’amas des richesses produites, et donc Marx et Engels se seraient trompés dans leur analyse. Mais n’avaient-ils pas constaté que le capitalisme permettait un développement des richesses comme aucun mode de production comme auparavant ?

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 14)

      Entre la bourgeoisie et le prolétariat existe également la petite bourgeoisie (petits paysans, artisans), classes et couches intermédiaires dont sont issus les bourgeois et les prolétaires, classes et couches sociales instables, condamnées à disparaître à plus ou moins longue échéance, destinées soit à l’embourgeoisement, soit à la prolétarisation, du fait de la concurrence. Mais si ces classes moyennes ne représentent pas l’avenir, par contre, présentement, à l’heure à laquelle écrivent Marx et Engels, elles représentent encore une masse importante de la société, en particulier en France (plus de la moitié de la population totale). Aussi il est évident que les manières de voir de cette catégorie sociale influent sur les penseurs socialistes, tel que Sismondi (81).  

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 13)

      Quelle est la base de la famille bourgeoise ? C’est l’argent.

       

      Dans les sphères de la bourgeoisie, on marie deux comptes en banque. Les sentiments ont un caractère de classe et l’ « amour » pur, entre deux individus de classes différentes, entre le roi et la bergère, n’existe que dans les romans.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 12)

      1. Le premier point de ce programme, c’est l’abolition de la propriété privée.

       

      Il ne faut pas être abstrait et parler de la propriété en général. Si l’on traite le problème de l’abolition de la propriété, que peut-on en dire ?

       

      L’abolition de la propriété privée n’est pas un fait nouveau dans l’histoire, car le régime de propriété a sans cesse évolué. Par exemple : la propriété, à l’origine, n’existait pas. Ou bien encore : la bourgeoisie a contribué à supprimer la propriété de type féodal en 1789, en France, pour implanter la propriété bourgeoise que nous connaissons encore à l’heure actuelle. Et que supprime le communisme ? C’est la propriété bourgeoise.

       

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      Liberté, égalité, fraternité (Partie 11)

      Quant au prolétariat, il n’a pas de famille, pas de propriété, pas de nationalité, pas de religion. L’ouvrier ne peut espérer s’en sortir : la révolution prolétarienne est pour lui une nécessité car la bourgeoisie est incapable de régler les contradictions qui minent le système.

      La différence essentielle entre la révolution prolétarienne et les révolutions antérieures est que, pour la première fois dans l’histoire, cette révolution a pour objectif la défense des intérêts de la majorité et la suppression de la domination d’une minorité de privilégiés sur la majorité des travailleurs.

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      Liberté, égalité, fraternité (Partie 10)

      Les classes sociales d’un système donné forment un tout : on ne peut les séparer, les isoler. Il en est ainsi de la bourgeoisie et du prolétariat. Marx et Engels dissocient bourgeoisie et prolétariat pour les besoins de l’étude et de l’analyse. Ils s’interrogent : d’où vient la bourgeoisie, comment est-elle née ? Comment s’est-elle développée ? Quel est son avenir ?  

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      Liberté, égalité, fraternité (Partie 9)

      Ainsi, depuis le communisme primitif, toutes les sociétés sont structurées hiérarchiquement en classes sociales : d’une part, les deux classes essentielles, irrémédiablement antagoniques, oppresseurs et opprimés, et d’autre part, les classes intermédiaires, les classes moyennes. Ces classes sociales sont en lutte constante, cette lutte pouvant être ouverte, déclarée, menée les armes à la main (comme par exemple les luttes des esclaves dirigés par Spartacus (40), les jacqueries du moyen âge, les révolutions, etc.) ou bien secrètes, larvées, non apparentes (comme la résistance passive, le refus de travailler, l’absentéisme, la destruction des outils, des récoltes, les grèves, les révoltes, le suicide, etc.). Le résultat de cette lutte est, quand les conditions sont mûres, la transformation du système social, et son remplacement par un système nouveau.

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      Liberté, égalité, fraternité (Partie 8)

      Ceci a été rendu possible parce que le développement des forces productives (37) a considérablement augmenté les richesses, le surplus, étant donné qu’à l’origine, ce surplus était insuffisant, et ne pouvait vraiment bénéficier qu’à quelques-uns.

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      Liberté, égalité, fraternité (Partie 7)

      LE BOND QUALITATIF

       

      Soit l’exemple du changement d’état de la matière : l’eau glacée devient eau liquide, qui se transforme à son tour en vapeur d’eau. La première cause de ce changement, c’est la qualité de l’eau elle-même : c’est la cause interne. La cause externe de ces transformations, c’est la quantité de chaleur, l’augmentation de chaleur que l’on apporte à l’eau.

      A moins 10 degrés Celsius, l’eau est glacée. Ajoutons de la chaleur. L’eau fond, et de moins 1 degré à 0 degré, il y a un bond, l’eau change de nature, et devient liquide. De 99 degrés à 100 degrés, se produit un nouveau changement, et l’eau devient vapeur.

      En France, au moyen âge, la classe bourgeoise accumule 

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 6)

      Voici quelques définitions :

       

       

       

      • Qu’est-ce qu’une classe sociale ?

       

      C’est un ensemble d’individus ayant la même position sociale (dans la production), donc des intérêts communs et une idéologie commune.

       

      Les deux pôles, les deux classes principales de la société moderne, capitaliste, sont la bourgeoisie et le prolétariat.

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 5)

      Depuis la rédaction et la publication du « Manifeste », l’histoire n’a pas cessé de progresser. Le Manifeste conserve-t-il encore son actualité en 1888 (et aujourd’hui, pourrait-on également se demander) ? A-t-il vieilli, et n’est-il plus qu’une pièce de musée ? Est-ce encore un livre vivant qui correspond à la vie actuelle ?

      Les principaux progrès de 1847 (rédaction du Manifeste) à 1888 (rédaction de la « Préface » d’Engels) sont : les progrès de la grande industrie, les progrès dans l’organisation de la classe ouvrière et les nouvelles expériences pratiques du mouvement ouvrier (révolution de février 1848 et Commune de Paris (26) en particulier).

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 4)

      Pourquoi intituler le Manifeste : Manifeste du parti communiste et non « socialiste » ?

      Rappelons quelques éléments de la conception marxiste définitive, achevée, de l’histoire de l’humanité. Selon Marx, dans les pays avancés du XIX° siècle, se sont succédés quatre modes de production (16) des biens matériels, c’est-à-dire quatre modes d’obtention des moyens d’existence (nourriture, vêtements, logements, instruments de production, etc.). Ce sont :

      1. La commune primitive ;

      2. Le mode de production esclavagiste ;

      3. Le mode de production féodal ;

      4. Le mode de production capitaliste.

      Le prochain mode de production, c’est le communisme, qui comprend deux étapes :

      1. Le socialisme (17) qui est une étape de transition entre le capitalisme et le communisme supérieur, et où existent un Etat socialiste, et la dictature du prolétariat. Dans une première approximation, on, peut définir le socialisme comme étant l’ « appropriation collective des moyens de production », les moyens de production (18) comprenant les objets employés dans la production, dont ils sont la condition matérielle (les objets de travail et les instruments de production).

      2. Le communisme proprement dit : c’est l’étape supérieure qui voit la disparition des classes sociales et de l’Etat.

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 3)

      Quelle était, en Europe, la situation des différentes forces sociales lorsque fut publié le Manifeste du parti communiste ? Les différentes classes exploitantes luttaient entre elles ; les différentes fractions bourgeoises luttaient également entre elles. Le mouvement ouvrier aspirait à l’indépendance, à se constituer en force politique autonome.

       

      Quel a été l’avenir du livre ? Quand le mouvement ouvrier était en recul, le livre était peu lu, quand le mouvement ouvrier connaissait un certain essor, le livre était très répandu. En regard de cela, on peut distinguer deux périodes de lecture de Manifeste du parti communiste.

       

       

       

       

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 2)

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 2)

       

       

       

      CHAPITRE I

       

       

       

      « PREFACE DE L’EDITION ANGLAISE DE 1888 » DE FRIEDRICH ENGELS.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Cette préface comprend trois parties : l’histoire de Manifeste du parti communiste, le résumé de la thèse générale de ce livre, et une précision essentielle sur ce qui a changé quant aux idées les plus importantes depuis que ce livre a été rédigé en 1847.

       

      1. HISTORIQUE DU LIVRE. SA GENESE.

       

      Friedrich Engels expose à quelle occasion le Manifeste du parti communiste  a été écrit, quel était l’objectif visé, et quel a été l’histoire de ce livre en relation avec les événements historiques qui lui sont contemporains. A l’origine, il s’agissait d’établir un programme (1) pour les communistes, organisés dans la « Ligue des communistes ».

    • a posté un article :

      Liberté, égalité, fraternité (Partie 1)

      C’est là le premier caractère du marxisme : le marxisme est l’idéologie du prolétariat, et il s’affirme comme tel. Un second caractère du marxisme est qu’il fonde son action sur la connaissance de la réalité objective et non sur un dogme ou un quelconque désir subjectif.

      Etant donné son importance, et pour situer le Manifeste du parti communiste, nous aborderons dans un premier temps la « Préface de l’édition anglaise de 1888 », écrite par Friedrich Engels.

       

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      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 20)

      Selon Montesquieu et Rousseau, la "démocratie représentative", ce n'est pas de la démocratie, mais une façon habile de dégager le peuple de toute présence dans les sphères dirigeantes, pour donner tout le pouvoir à l'élite, tout en faisant croire au peuple que c'est lui-même qui les a mis en place.  

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 19)

      L'histoire du capitalisme est simple: une peuplade vivait sur une île, heureuse. Ils travaillaient une journée pour se procurer les biens nécessaires à la vie (nourriture, habillement, logement, etc.). Le reste de la semaine, ils pouvaient jouir de la vie: peindre, s'amuser, aimer, etc. Débarque un navire, avec des capitalistes (Capitaine: Manu). Ceux-ci parviennent, par la force, et par la persuasion, à convaincre les habitants de l'île de travailler pour les profits capitalistes (taxes, impôts, paradis fiscaux, etc.) pendant sept jours, pour se procurer les moyens de subsistance dont ils ont besoin. La difficulté, c'est d'en finir avec le capitalisme, et de renvoyer Manu à ses études.   

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 18)

      Peu à peu, grâce au Travail du Peuple, organisé il est vrai dans un cadre capitaliste, l’infrastructure s’est encore considérablement développée, offrant à partir du milieu du XX° siècle, lors des années dites des « Trente Glorieuses » (1945-1975), une assise qui rend de plus en plus indispensable la fin de l’anarchie et de l’individualisme bourgeois, pour instaurer une société socialiste, libre, plus égalitaire, démocratique, mieux organisée, fraternelle, enfin. La taupe communiste n’a cessé de continuer de creuser son territoire, sous les pieds de la bourgeoisie, jusqu’à ébranler tout le système ancien, afin que lui soit substitué un système nouveau.   

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 17)

      Depuis le 17 novembre, les idées ont progressé à grand pas : qui aurait pensé, il y a un mois, qu’il y aurait une telle nouvelle tonalité dans les médias, et sur les diverses scènes publiques ? Par tous les moyens, mais sans y parvenir, l’Etat bourgeois cherche à éteindre l’incendie qui se propage. Tous les moyens sont bons à cela : mettre en avant les éléments les plus pourris des gilets jaunes, la menace, la violence totale des forces de l’ordre, trafic sur les sondages, etc. Mais plus rien ne percute : le Peuple sait bien que s’il recule, ce seront des années de vache maigre, avant qu’une nouvelle occasion de révolte se représente.

       

      En conséquence, on peut le dire, parce que c’est ce qui est vécu tous les jours, en France, ici et maintenant, il n’y a, pour le Peuple, ni égalité, ni liberté, ni même démocratie : le Peuple, dans l’ordre politique et dans l’ordre économique, n’est RIEN. Il convient d’examiner, après environ deux cent trente années de domination politique et économique de la classe bourgeoise, ce qui a conduit à une telle situation : Première question.

      Si l’on considère l’infrastructure du pays, à savoir son socle économique, l’émergence et l’instauration du système capitaliste dans le cadre du système féodal, puis sa consolidation après la révolution de 1789, cette infrastructure a connu un développement des forces productives sans précédent dans l’histoire de l’humanité.  

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 16)

      Le vieux monde est irréformable, en allant vers l'arrière (retour vers l'ultralibéralisme, ou un capitalisme "humain"). Mais comme le disait déjà Giscard, nous serons en système socialiste, si la part du PIB consacrée aux dépenses communes dépasse les 50 %. Ce qui est le cas. Donc, il suffit de pousser le système un peu lus vers l'avant, et nous passons à un autre système (démocratie populaire, partage et fraternité,...). C'est un peu comme l'eau qui chauffe: à un moment (100 degrés, je crois), elle boue, et se transforme en vapeur...   

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      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 15)

      Lors de la Révolution de 1789-1794, l’ancienne classe des privilégiés, les aristocrates et le clergé, dont Louis XVI, est, par sa situation, restée sourde et aveugle, aux demandes exprimées par le Tiers-état, notamment dans les cahiers de doléances. C’est là un point commun avec la situation d’aujourd’hui, de 2017 à 2022 : l’ancienne classe dominante, la bourgeoisie, dont les très riches, représentée par Emmanuel Macron, reste sourde et aveugle aux demandes exprimées par le Peuple (« classe moyenne » et prolétariat), notamment dans les cahiers de doléances : exigences d’amélioration du pouvoir d’achat (manger, s’habiller, se loger, travailler, etc.), exigences de justices fiscales, démocratie populaire dans les cités et les entreprises, etc. Il en résulte, immanquablement, que, dans les prochains mois, le mouvement révolutionnaire ne peut que s’approfondir. Le grand débat, lui-même, par les déceptions qui en résultent, a comme conséquence de faire plonger de nouvelles couches sociales (jeunes, cités, etc.) dans le mouvement général.   

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 14)

      La recréation de discussions et de contactes sociaux, au sein de communautés de personnes (en particulier dans les barrages sur les routes), qui étaient jusque là isolées, séparées par des murs (travailleurs, chômeurs, retraités, étudiants, etc.), qui jusque-là ont perdu toute dignité, car oubliés et méprisés par la bourgeoisie.

       

      La confrontation directe, pour beaucoup, avec les instruments de toutes sortes de la bourgeoisie, qui servent à celle-ci à maintenir sa domination : police, justice, préfets, hommes politiques, etc.

       

      Voilà donc deux expériences cruciales pour l’avenir, que font les gilets jaunes :

       

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      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 13)

      Dans ce mouvement qui vise à arracher la France (et les esclaves salariés français) des griffes de la bourgeoisie, de rendre la France à des français libres, les gilets jaunes sont la partie visible de l’iceberg. Tout le Peuple lutte par procuration par l’intermédiaire des gilets jaunes, qui ont la force et les possibilités de se soulever en premier. L’élément déclencheur de ce mouvement, s’il est le « ras-le-bol fiscal » (trop de taxes, augmentations du prix de l’essence et autres denrées, TVA, etc.), il débouche très vite sur des revendications politiques très anciennes : la remise en cause des diverses « représentations », et la nécessité, ressentie depuis de nombreuses années, de remettre en harmonie l’infrastructure et la superstructure.

      Les journalistes du haut du panier, bénéficiaires de hauts revenus et d’ « avantages » notamment fiscaux, ne comprennent pas cela, et sont donc bien incapables, aujourd’hui, de rejoindre ce mouvement. Comme les élus, les journalistes raisonnent en nantis, en riches, et en fonction d’un passé révolu : ils n’ont aucun ressenti, ni aucune compassion, à l’égard du Peuple, et des plus pauvres. Par exemple, ils présentent la police comme des « citoyens comme les autres »etc. alors que la police constitue les chiens de garde du capitalisme.

      D’accord pour la commisération de la part des médias pour les commerçants, chez lesquels les journalistes et les élus ont l’habitude de se fournir et de déjeuner (pour 200 € a dit le ministre Darmalin, pour deux menus, vin non compris. Mais voilà des années que les gilets jaunes ne vont plus chez ces commerçants là. Mais, depuis 40 ans, les médias ont-ils eu de la commisération pour les gilets jaunes, et les pauvres, qui ont tout perdu, y compris la dignité, et sont devenus enragés? La lutte seule leur rend la dignité! Un peu de patience, les commerçants, après tout vous vous gavez depuis longtemps.

       

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      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 12)

      S’ils sont partisans de la justice fiscale, qu’attendent les députés de La République En Marche (LaREM ou l’harem de Macron) pour faire revenir en France les 800 milliards d’euros planqués dans les paradis fiscaux, et obliger le titulaires de ces comptes à investir en France, dans les entreprises et l’emploi ?

       

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      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 11)

      De même, la plupart des responsables syndicaux font « comme si » : « comme si » les travailleurs étaient défendus par les syndicats dits représentatifs, « comme si » les appareils syndicaux n’étaient pas intégrés dans le système capitaliste, « comme si » les divers mouvements organisés par ces syndicats servaient vraiment à libérer le Travail de son emprise par le Capital, « comme si » tout cela allait déboucher sur les seules valeurs du Travail, par rapport à l’absence de valeurs des détenteurs de capitaux et de dividendes.

      Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une opposition de principe à toute forme d’organisation de partis politiques ou de syndicats. Mais il faut affirmer, enfin, le besoin de partis politiques et de syndicats véritablement au service du Peuple, des travailleurs et des ouvriers. Il est sûr que si de tels appareils se créent, sans aucun doute, de nombreux responsables politiques ou syndicaux, aujourd’hui trompés, seront acquis à la cause du Peuple.

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 10)

      Le gouvernement, organe de gestion collégial au service de la classe bourgeoise, fait croire que la politique étrangère est exercée au nom du Peuple de France :

       

      • Mais en quoi le Peuple de France est-il mêlé à la politique néo-coloniale menée dans les pays africains, notamment par les grands groupes multinationaux (AREVA, etc.) qui dépouillent les peuples en voie de développement ?

      • En quoi le Peuple de France est-il concerné par les guerres impérialistes de pillage menées en Afghanistan, en Libye, en Irak, en Syrie, au Yémen, etc. ? Sans aucun doute faudra-t-il soumettre à un tribunal international tous les criminels contre l’humanité, dont d’anciens présidents de la république, qui ont été des va-t-en guerres dans ces divers conflits…

       

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 9)

      Et, de plus en plus, le peu de droits acquis par les luttes des diverses générations de travailleurs ont tendance à s’amenuiser : toujours moins de droits (remise en cause du droit du travail, par exemple), moins d’égalité, et également aussi, toujours plus de pauvreté et d’indignité. Il est inutile d’égrener tous les maux anciens et nouveaux créés par la société moderne bourgeoise, décadente et en déliquescence : chômage, habitat insalubre et indigne, scolarité au rabais, baisse du pouvoir d’achat, nourriture empoisonnée et indigne, vente des biens publics et communs rentables à des fonds capitalistes privés (autoroutes, aéroports, ports, usines, etc.) etc.   

    • a posté un article :

      Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique et dans l’ordre économique ? RIEN. Que demande-t-il ? TOUT (Partie 8)

      D’ailleurs, de plus en plus, la réalité prend le dessus, et la classe bourgeoise, malgré les nombreux moyens dont elle dispose (intelligentsia, universitaires, spécialistes, journalistes à sa solde, moyens médiatiques, etc.) a bien du mal à prétendre, par exemple, aujourd’hui, que les grandes fortunes reposent uniquement sur le travail des pseudo propriétaires de celles-ci, ou même de plusieurs générations de pseudo propriétaires. Cela est encore plus évident dans les pays anciennement communistes, comme la Russie ou la Chine, qui ont vu, en quelques années, l’émergence de très grandes fortunes, aux mains d’oligarques : c’est par la rapine, et le vol des biens publics, que ce sont créés ces grandes fortunes. En France également, les grands monopoles et les holdings, s’ils reposent effectivement sur le Travail, c’est sur le Travail de générations de personnes appartenant au Peuple. Il est donc légitime que tous ces moyens de production reviennent aujourd’hui au Peuple et soient gérés directement par celui-ci.   

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