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  • Pierre Quader


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      LA RESISTANCE ET LA FRANC-MACONNERIE (Partie 2)

      Le passé comporte de nombreux enseignements. Le rôle de l’étude historique est bien de s’appuyer sur les erreurs du passé pour ne plus les renouveler aujourd’hui et dans l’avenir.

       

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      LA RESISTANCE ET LA FRANC-MACONNERIE (Partie 1)

      Première Partie : La ligne opportuniste de droite de Maurice Thorez à la Libération (1944-1945)

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 20)

      Avec le 9 Thermidor, il est mis fin à la révolution sociale et il faudra attendre la Commune de Paris de 1871 pour que le mouvement reprenne !

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 19)

      François Joseph Westermann (1751-1794) : Général révolutionnaire. Après la bataille de Savenay, du 23 décembre 1793, il écrivit au Comité de salut public une lettre contenant le passage suivant, resté célèbre : « Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, citoyens républicains, je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivants les ordres que vous m’avez donnés […]. J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes […] et n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé […] ».

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      [Sans titre]

      Louis Philippe Joseph d’Orléans, (1785-1793) duc de Chartres, grand maître de la franc-maçonnerie française à 39 ans. A voté la mort du roi. Fut l’un des meneurs des 47 députés de la noblesse qui se rallièrent au Tiers-Etat en juin 1789. En 1790, il s’affilia au puissant club des Jacobins et prit le nom de Philippe Egalité. Il fit publier cette mettre dans le Journal de Paris le 22 février 1793 : « Dans un temps où personne, assurément, ne prévoyait notre Révolution, je m’étais attaché à la franc-maçonnerie qui offrait une image d’égalité, comme je m’étais attaché au parlement qui offrait une image de la liberté. J’ai, depuis, quitté ce fantôme pour la réalité. (…) Je pense qu’il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblé secrète dans une République, surtout au commencement de son établissement (…) »

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 17)

      Henri Evrard Marquis de Dreux-Brézé (1762-1829) : Maître des cérémonies à la Cour. Loge « Frères d’Arme ». C’est à lui que Mirabeau adresse sa réplique qui comprend deux versions :

      • « Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ».

      • Version rapportée par Mirabeau lui-même dans une lettre à ses commettants : « Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au Roi ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des Etats généraux, vous qui n’avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n’êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

      •  

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 16)

      Liste de Francs-Maçons de la période révolutionnaire :

       

      Composition des Etats généraux : plus de 500 francs-maçons y furent délégués sur 1600 membres, c’est-à-dire 30 %.

      Le nombre de députés et députés suppléants francs-maçons, respectivement à la Constituante, puis à la Législative et enfin à la Convention, est estimé à environ 210 à 220, soit 30 % de la composition de ces assemblées.

      En 1736, un édit royal interdisait les tenues de loges. En 1738, le pape Clément XII interdit la franc-maçonnerie. En France, la franc-maçonnerie était opposée à la fois à l’Eglise et à la monarchie.

      En 1789, on compte plus de 600 loges, dont 39 dans les colonies d’outre-Atlantique, et 69 dans les régiments.

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 15)

       

       

      Jean Jaurès dans son Histoire socialiste de la Révolution française :

      « C’est une erreur de croire que Robespierre était une sorte de rhéteur «épris d’idées générales et capable seulement de phrases et de théories. La forme de ses discours où il procède souvent par allusions, où il enveloppe volontiers de formules générales un exposé très substantiel et des indications ou des accusations très précises, a contribué à ce malentendu. En fait, il se tenait au courant de tous les détails de l’action révolutionnaire dans le pays tout entier et aux armées ; et avec une tension incroyable, avec un souci minutieux du réel, il essayait de se représenter l’exacte valeur des hommes que la Révolution employait. Toujours aux Jacobins, il est prêt à redresser, par les renseignements les plus précis, les vagues allégations et accusations d’une démagogie querelleuse […]. Quelle âpre et dure vie d’aller presque tous les soirs dans une assemblée populaire souvent houleuse et défiante, rendre compte du travail de la journée et dissiper les préventions, animer les courages, calmer les impatiences, désarmer les calomnies !... »

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 14)

      Lors de la révolution, la contradiction principale oppose le féodalisme, et la bourgeoisie, classe montante, progressiste et révolutionnaire. Robespierre a su s’emparer de cette contradiction principale et la mener jusqu’au bout. En cela il a été un révolutionnaire conséquent et l’allié des clases populaires, sans-culottes et bras nus.

      Pour une situation où émerge clairement la contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie, où elle s’aggrave et mûrit, le féodalisme doit être balayé.

      C’est la base de la raison pourquoi les ancêtres du prolétariat ont été les plus déterminés contre le féodalisme et ont lutté en première ligne. Parce que, plus le féodalisme est balayé par un combat paysan déterminé, plus émerge la contradiction entre bourgeoisie et prolétariat, et les conditions favorables apparaissent pour la lutte de classe du prolétariat pour le socialisme.

      Insensiblement, Robespierre est passé de la méfiance envers les ennemis de la patrie à un fanatisme qui se défie de tous, son idéal de pureté et de vertu dévie vers l’intolérance et le sectarisme.

       

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 13)

      Pourtant la mort de Robespierre est un tournant majeur de la séquence révolutionnaire.

      Le 9 thermidor ne signe ni la fin de la Montagne, ni celle du gouvernement révolutionnaire : un an encore, la révolution continue, avant de s’achever par une stabilisation qui renie en partie 1789 lorsque la convention, effrayée par la puissance des mots, gomme de sa déclaration des droits et des devoirs toute référence aux « droits naturels et imprescriptibles de l’homme. »

      L’ancien conventionnel Levasseur (de la Sarthe) s’exprime ainsi dans ses Mémoires, trente-cinq ans après les événements : « La révolution perdit la vigueur de la jeunesse. Affaiblie par ses dissensions, la Montagne n’avait plus une majorité bien forte dans le sein de la Convention et encore cette majorité était-elle fractionnée en un grand nombre d’opinions qui toutes avaient à pleurer des victimes (…). Le gouvernement révolutionnaire (…) n’était fort qu’à cause des haines qui séparaient sans retour les amis de Danton des anciens partisans d’Hébert, et la Montagne des débris de la Gironde. »

       

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 12)

      Dans cette troisième partie, enfin, je souhaite donner quelques éléments sur les intérêts défendus par les représentants les plus proches des « bras nus », ceci contre la bourgeoisie et Robespierre.

      Robespierre et son groupe ont-ils été incapables de dresser un programme social cohérent ?

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 11)

      Robespierre, avant de précipiter la France dans une guerre à laquelle elle n’est pas préparée, préconise un certain nombre de mesures, ne pas déclarer la guerre actuellement, fabriquer des armes, armer le peuple au besoin avec des piques, surveiller de près les ministres et le punir s’il le faut, s’occuper du peuple et de sa misère avant de se lancer dans un conflit coûteux.

      Et il convient avant tout de pourchasser les prêtres réfractaires qui constituent à ses yeux un foyer de contre-révolution.

      Robespierre sait bien que la Cour peut tirer profit d’une guerre et qu’elle intrigue dans ce sens.

      L’obsession de Robespierre, qui sur ce point n’a pas tord, reste l’encadrement des armées par des officiers naturellement issus de l’Ancien Régime et peu enclins à servir le nouveau pouvoir. Ainsi, dénonce-t-il sans cesse leur trahison. :

      Les erreurs et le crimes de la révolution : les fusillades qui se multiplient à Lyon et à Nantes Carrier noie de prétendus suspects en liant homme et femme l’un à l’autre en appelant cela « un mariage républicain », pendant qu’à Lyon, Fouché se conduit comme un criminel, et que les Vendéens sont exterminés. Tallien mène également des exactions sanguinaires à Bordeaux.

       

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 10)

      Robespierre a contribué à lutter contre le fanatisme religieux et contre le monopole de l’Eglise catholique, le haut clergé étant l’allié de la noblesse. Mais il n’a pas été conséquent dans cette lutte, n’allant pas jusqu’à l’athéisme, ni jusqu’à la laïcité et la séparation de l’église et de l’Etat. Il a préféré substituer au culte ancien le culte de l’Etre suprême.

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 9)

      L’expropriation des biens des émigrés et de l’Eglise.

      Les biens nationaux : la vente des biens nationaux attacha sans doute au nouveau régime des milliers d’acheteurs. Mais ceux-ci se recrutaient surtout au sein de la bourgeoisie urbaine.

      Les « bras nus » (sans-culottes, enragés). Prolétaires du XIX° siècle. Problème de la propriété : le droit de propriété est rappelé dans les articles 2 et 17 de la Déclaration de 1789, ce qui en souligne l’importance pour les rédacteurs du texte. Il ne fait que refléter leur état de « possédants » et sa légitimation est destinée à asseoir durablement leur pouvoir. Il est donc de pure opportunité et doit être qualifié d’ »idéologique », car on ne voit pas en quoi la propriété serait consubstantielle à l’homme. A noter également qu’en 1789, l’évolution ne faisait que commencer, et qu’elle prendra son plein régime en 1793 et 1794. Cependant, son caractère bourgeois restera marqué, et le droit de propriété absolue l’emportera, étant codifié notamment dans le code « Napoléon » de 1804.

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 8)

       

      Saint-Just : « Pas de liberté pour les assassins de la liberté ! »

       

      Robespierre lie toujours la Terreur et la Vertu :

      « Quel est le principe fondamental du gouvernement démocratique. C’est la vertu, je parle de la vertu publique qui opéra tant de prodiges dans la Grèce et à Rome, et qui doit en produire de bien plus étonnants dans la France républicaine ; de cette vertu qui n’est autre chose que l’amour de la patrie et de ses lois. »

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 7)

      La dictature de « salut public » n’était pas dirigée seulement contre l’autocratie, mais aussi contre l’avant-garde populaire.

      Les plus avancés des bras nus s’inquiétaient du jeu trouble de Robespierre, médiateur trop habile entre bourgeois et bras nus.

      La révolution bourgeoise ne pouvait triompher que si les bras nus voulaient bien continuer à verser leur sang pour elle.

      Placée entre l’avant-garde populaire qui voulait résoudre d’une manière plébéienne les problèmes de la révolution bourgeoise et une fraction de la bourgeoisie qui, par haine de classe, préférait tourner le dos à la révolution plutôt que de mettre sa main dans celle des bras nus, la Montagne n’hésita pas.

      Jeanbon Saint-André et Elie Lacoste : « Il faut très impérieusement faire vivre le pauvre, si vous voulez qu’il vous aide à achever la révolution. »

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 6)

      Robespierre est partisan du suffrage universel et de l’accès de tous aux fonctions électives.

      Le 25 janvier 1790 est débattu le point de la contribution d’un marc d’argent pour avoir le droit d’être élu à l’Assemblée nationale. Robespierre s’oppose à cette proposition de décret et demande que « tous les Français seront admissibles à tous les emplois publics sans autre distinction que celle des vertus et des talents. »

      Il se déclare favorable au suffrage universel, hostile au système censitaire, et rejette l’idée de contraindre les députés de devoir s’acquitter d’un marc d’argent pour avoir le droit de siéger à l’Assemblée nationale constituante.

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      [Sans titre]

      Ma thèse générale est la suivante :

      • La révolution française a contribué à mettre en place une nouvelle formation sociale, en détruisant radicalement la formation sociale précédente, le féodalisme ;

      • Robespierre est un représentant de la bourgeoisie révolutionnaire, qui a sans doute mené le plus loin cette mise en place du nouveau système ;

      • Mais en même temps que la bourgeoise, d’autres classes sociales avaient à la fois l’intérêt de détruire l’ancien état de chose, à savoir notamment la paysannerie et les « bras nus » ;

      • Si la bourgeoisie, dont Robespierre, a des intérêts communs avec toutes ces classes appartenant au tiers-état, par contre, la bourgeoise, dont Robespierre, avaient leurs intérêts propres, et donc elle s’est battue sur deux fronts, à la fois contre le féodalisme, mais aussi contre ce qu’elle appelait « l’anarchie », ou les « partageux » ;

      • C’est ce qui se dégage des trois exemples qui me permettront d’illustrer cela, à savoir :

        • La lutte contre l’oppression du roi, et de la noblesse, la Terreur ; la propriété privée ;

        • La lutte contre l’oppression religieuse, l’Etre suprême ;

        • La guerre extérieure et la guerre civile.

      La révolution française est la mise à bas de l’Ancien Régime. La bourgeoisie et le peuple forment le Tiers Etat, et sont unis contre la noblesse et le haut clergé.

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 4)

      Robespierre jouissait de la confiance de la bourgeoisie révolutionnaire, qui avait reconnu en lui un homme de sa classe. Et il jouissait d’un immense prestige auprès des plébéiens et des sans-culottes. Il était l’entremetteur né, le conciliateur par excellence. Donnant des gages à gauche et des gages à droite, penchant tantôt vers la gauche et tantôt vers la droite, déconcertant ses propres partisans par les sautes imprévues de son opportunisme, mais suivant, à travers tous ces détours, une ligne relativement rectiligne, toujours sur la corde raide, mais ne perdant jamais l’équilibre, il incarna une nécessité historique, il fut le lien vivant entre la bourgeoise et la plèbe. Cet homme unique, irremplaçable, sut éviter la scission latente au sein du tiers-état. Il fut l’écran qui dissimula aux masses populaires le visage de classe du Comité de Salut public.

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire

      Le rejet de Robespierre est bien réel. Par exemple, au conseil de Paris, en 1948, on avait envisagé de donner le nom de Robespierre à la ^place et à la rue du Marché-Saint-Honoré, mais certains habitants du quartier s’y étaient opposés. Puis on avait proposé de donner son nom à la rue de l’Hôtel de Ville et à la rue Hyacinthe, mais deux votes avaient alors mis fin à ces propositions. En 1958, la Ville de Paris refusait toujours de reconnaître en Robespierre un personnage qui avait pu marquer l’histoire nationale. Aujourd’hui, la Ville de Paris ne compte toujours pas de rue portant le nom de Robespierre, alors que de nombreuses rues des villes de l’ancienne « ceinture rouge » portent son nom. Cela indique bien de quel côté, du point de vue de la lutte des classes, se trouve Robespierre.

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 2)

      Sa sœur Charlotte, a fait un intéressant tableau de l’existence que mène à Arras, le jeune avocat : chaque jour, il se lève à six ou sept heures, selon la saison ; il travaille ensuite jusqu’à huit heures ; son perruquier vient le raser et le poudrer ; on sait que, même aux jours les plus sombres de la Terreur, il n’abandonnera jamais ses habitudes et qu’il aura toujours grand soin de sa personne, donnant toujours l’exemple de la correction et des bonnes manières ; il prend ensuite une légère collation, consistant le plus souvent en une tasse de lait, et, jusqu’à dix heures, il revoit ses dossiers, s’habille et se rend au palais.

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      ROBES-PIERRE Blanche, ROBES-PIERRE Noire Ou de la conception maçonnique du pouvoir. (Partie 1)

      Robespierre a mené une lutte sans concession contre le féodalisme pour contribuer à installer l’Etat bourgeois, préfiguré dans Le Contrat social de Rousseau. Cependant, cela a conduit à instaurer la propriété privée capitaliste, et l’égalité formelle, et à combattre toutes formes de propriété égalitaire, de loi agraire, et à s’opposer à l’égalité sociale. (B)

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      La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 46) ANNEXE 3 : Photos de femmes de la Commune de Paris :

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      La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 45)
      La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 45)       ANNEXE 2 : Liste des Loges maçonniques citées           Noms des Loges Orient Obédie...

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      La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 44)

      Elihu Benjamin Washburne (1816-1887): Ambassadeur des Etats-Unis en France où il joue un rôle influent dans les négociations de l’armistice de la Guerre de 1870. Ami intime de Jules Favre. Il fit mine d’opter pour la Commune et en profita pour renseigner Versailles et en servir les intérêts. Il était au courant des intentions du gouvernement de Versailles de procéder à un massacre systématique des « insurgés » et il n’essaya pas d’empêcher ce massacre, mais au contraire le favorisa en désorganisant la défense de la Commune par une offre de médiation auprès des Prussiens.

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      La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 43)

      Poèmes de VERLAINE

      Verlaine a écrit ce poème à propose de la Révolution de 1848, puis il a ajouté quelques strophes suite à la Semaine sanglante de 1871.

      Les vaincus

      À Louis-Xavier de Ricard.

      I

      La Vie est triomphante et l'Idéal est mort,
      Et voilà que, criant sa joie au vent qui passe,
      Le cheval enivré du vainqueur broie et mord
      Nos frères, qui du moins tombèrent avec grâce.

      Et nous que la déroute a fait survivre, hélas !
      Les pieds meurtris, les yeux troubles, la tête lourde,
      Saignants, veules, fangeux, déshonorés et las,
      Nous allons, étouffant mal une plainte sourde,

      Nous allons, au hasard du soir et du chemin,
      Comme les meurtriers et comme les infâmes,
      Veufs, orphelins, sans toit, ni fils, ni lendemain,
      Aux lueurs des forêts familières en flammes !

      Ah ! puisque notre sort est bien complet, qu'enfin
      L'espoir est aboli, la défaite certaine,
      Et que l'effort le plus énorme serait vain,
      Et puisque c'en est fait, même de notre haine,

      Nous n'avons plus, à l'heure où tombera la nuit,
      Abjurant tout risible espoir de funérailles,
      Qu'à nous laisser mourir obscurément, sans bruit,
      Comme il sied aux vaincus des suprêmes batailles.

      II

      Une faible lueur palpite à l'horizon
      Et le vent glacial qui s'élève redresse
      Le feuillage des bois et les fleurs du gazon ;
      C'est l'aube ! tout renaît sous sa froide caresse.

      De fauve l'Orient devient rose, et l'argent
      Des astres va bleuir dans l'azur qui se dore ;
      Le coq chante, veilleur exact et diligent ;
      L'alouette a volé, stridente : c'est l'aurore !

      Éclatant, le soleil surgit : c'est le matin !
      Amis, c'est le matin splendide dont la joie
      Heurte ainsi notre lourd sommeil, et le festin
      Horrible des oiseaux et des bêtes de proie.

      Ô prodige ! en nos coeurs le frisson radieux
      Met à travers l'éclat subit de nos cuirasses,
      Avec un violent désir de mourir mieux,
      La colère et l'orgueil anciens des bonnes races.

      Allons, debout ! allons, allons ! debout, debout !
      Assez comme cela de hontes et de trêves !
      Au combat, au combat ! car notre sang qui bout
      A besoin de fumer sur la pointe des glaives !

      III

      Les vaincus se sont dit dans la nuit de leurs geôles :
      Ils nous ont enchaînés, mais nous vivons encor.
      Tandis que les carcans font ployer nos épaules,
      Dans nos veines le sang circule, bon trésor.

      Dans nos têtes nos yeux rapides avec ordre
      Veillent, fins espions, et derrière nos fronts
      Notre cervelle pense, et s'il faut tordre ou mordre,
      Nos mâchoires seront dures et nos bras prompts.

      Légers, ils n'ont pas vu d'abord la faute immense
      Qu'ils faisaient, et ces fous qui s'en repentiront
      Nous ont jeté le lâche affront de la clémence.
      Bon ! la clémence nous vengera de l'affront.

      Ils nous ont enchaînés ! mais les chaînes sont faites
      Pour tomber sous la lime obscure et pour frapper
      Les gardes qu'on désarme, et les vainqueurs en fêtes
      Laissent aux évadés le temps de s'échapper.

      Et de nouveau bataille ! Et victoire peut-être,
      Mais bataille terrible et triomphe inclément,
      Et comme cette fois le Droit sera le maître,
      Cette fois-là sera la dernière, vraiment !

      IV

      Car les morts, en dépit des vieux rêves mystiques,
      Sont bien morts, quand le fer a bien fait son devoir
      Et les temps ne sont plus des fantômes épiques
      Chevauchant des chevaux spectres sous le ciel noir.

      La jument de Roland et Roland sont des mythes
      Dont le sens nous échappe et réclame un effort
      Qui perdrait notre temps, et si vous vous promîtes
      D'être épargnés par nous vous vous trompâtes fort.

      Vous mourrez de nos mains, sachez-le, si la chance
      Est pour nous. Vous mourrez, suppliants, de nos mains.
      La justice le veut d'abord, puis la vengeance,
      Puis le besoin pressant d'opportuns lendemains.

      Et la terre, depuis longtemps aride et maigre,
      Pendant longtemps boira joyeuse votre sang
      Dont la lourde vapeur savoureusement aigre
      Montera vers la nue et rougira son flanc,

      Et les chiens et les loups et les oiseaux de proie
      Feront vos membres nets et fouilleront vos troncs,
      Et nous rirons, sans rien qui trouble notre joie,
      Car les morts sont bien morts et nous vous l'apprendrons.

       

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      La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 42)

      Emile Thirifocq (1824-1900) : Tailleur, puis professeur de coupe. Franc-maçon. Membre de la loge Le Libre Examen du Suprême Conseil de France. Militant socialiste. Il est initié le 9 janvier 1850 à la loge Jérusalem Ecossaise 99 du Suprême Conseil, en devient le secrétaire l’année suivante, l’orateur en 1854 et le vénérable en 1864. Il est déiste. En 1869, orateur de la première section de la Grande Loge Centrale, il défend vainement le maintien de la croyance en « une puissance infinie désignée sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. » En 1870, il rallie la loge naissante, Le Libre Examen, destinée à regrouper des déistes rationnels qui poursuivent avec l’Alliance religieuse universelle le chimérique espoir de réaliser une synthèse des religions. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

      Le 26 avril 1871, les maçons se réunissent pour prendre une décision après l’échec de la seconde démarche conciliatrice. L’intervention de Thirifocq est décisive. Il propose de dire aux versaillais que « si dans les 48 heures on n’a pas pris une résolution tendant à la pacification, on plantera les drapeaux maçonniques sur les remparts » et que « si un seul est troué par un boulet ou par une balle nous courrons tous aux armes pour venger cette profanation ». Il poursuit : « Hommes de paix, les maçons sont forcés de devenir soldats. Il faut qu’ils aillent en face des hordes de Versailles planter la bannière maçonnique, décidés à la défendre à coups de fusil si une seule balle troue la laine bleue du drapeau. » On sut, écrit le représentant du Cri du Peuple, après cette intervention, que la franc-maçonnerie était avec la Révolution. A la sortie, un cortège se constitue, il est évalué, par la presse communarde, à 2000 personnes. Les maçons, bannières déployées, sous la conduite de Thirifocq, se rendent à l’Hôtel de Ville. La Commune interrompt ses travaux pour les recevoir dans la cour d’honneur.

      Thirifocq prend parole pour annoncer le ralliement de la maçonnerie à la Commune. La manifestation a lieu le 29 avril. A l’Hôtel de Ville, il reçoit le drapeau rouge pour que celui-ci soit placé devant les bannières et face aux « balle homicides des versaillais » et répond aux diverse allocutions au nom de la maçonnerie. Il est l’un des trois délégués qui rencontrent Thiers. Après l’entrevue qui échoue, il est à la tête de la fédération qui réunit les maçons et les Compagnons décidés à se battre dans les rangs de la Commune. Après la défaite, Thirifocq se réfugie à Bruxelles. En 1872, il publie une brochure « eh faveur de l’amnistie et de la levée de l’état de siège… » où il explique le rôle joué par les maçons en 1870 et 1871. Il est condamné le 18 juin 1875, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Amnistié le 17 mai 1879, il reprend sa place au « Libre Examen », dont il devient vénérable en 1884.

       

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      La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 41)

      Séverine née Caroline Rémy (1855-1929) : Ecrivaine et journaliste libertaire et féministe, amie de Vallès, directrice du Cri du Peuple, de 1886 à 1888. Elle reprend le journal à la mort de Vallès en 1885. Elle fut la première femme « patron » d’un grand quotidien. Elle se laisse parfois aller à la dénonciation de l’ « esprit juif » ou des « grands juifs ». Elle s’engage un temps aux côtés du général Boulanger. Elle s’engage aux côtés des dreyfusards. Elle adhère en 1921 au Parti Communiste Français, qu’elle quitte lorsqu’on la met en demeure de rompre avec la Ligue des droits d e l’homme, qu’elle avait contribué à créer. Toute sa vie, elle se montre une amie engagée des bêtes et milite pour le respect de la vie animale.

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