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Dans le jardin

Jardin intérieur
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Articles : 29
Depuis : 30/01/2026
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Pauvre jardin clos

Pauvre jardin clos, resserré entre des murs trop étroits, mal dessiné peut-être, mais qui m’a offert asile. je te remercie pour cette terre prêtée, pour l’ombre patiente et l’eau parcimonieuse. tu portes la clémence jusqu’à l’excès, laissant croître ronces et fleurs sans jugement. j’y entre sans pudeur, je piétine parfois, je

Maintenant j’écris

Maintenant j’écris comme on avance dans un jardin clos, à pas comptés, les yeux tournés vers une clarté intérieure. la lumière se dépose, feuille après feuille, sur la face secrète des paupières, puis s’infiltre dans la terre blanche de la page où elle demeure. les mots patientent, plantés droits dans leurs sillons, retenant leur s

Le royaume de l'arbre

Au-dessus des rires et des douleurs, se déploie l’arbre. il dresse son tronc. il tient la terre et le ciel ensemble. dans son domaine d’écorce et de feuilles, les racines avancent vers l’eau, on les voit aller, attirées par la source, on comprend que leur voie est juste, que c’est en elles que la croissance se fait. mais qui demeure au r

Je n’ai pas déplacé les pierres

Je n’ai pas déplacé les pierres depuis la dernière saison. si l’ombre des feuillages pouvait s’interroger sur sa propre forme, si je pouvais, d’un geste patient, démêler une seule racine dans l’enchevêtrement de mes silences, si mon existence m’était rendue comme un jardin ancien, dont on reconnaîtrait d’avance l’équilibre,

Plante

Plante, je te vois croître. ta tige s’oriente vers la lumière. la sève agit en toi. elle apprend la clarté, elle suit l’ordre de la vie. tes racines entrent dans la profondeur. elles reconnaissent la densité de la terre, elles recueillent l’eau. ta croissance prend forme. le bourgeon contient un monde, la feuille reçoit le jour. tu t’

Parlons d’un autre mouvement,

Parlons d’un autre mouvement, celui de la lumière, que l’âme connaît au rythme des saisons. c’est une forme de quête, lorsque, seul, on se trouve face à soi, dans le calme de l’espace. l’instrument est simple : ce souffle, qui s’élargit doucement, porté par la terre. laisser se déployer, lui offrir son ampleur, pour que la digni

Demain

Demain ne sera qu’une saison déjà accomplie. peu de temps aura été accordé à l’enclos des heures, le front posé contre la limite du monde, à contempler la lente rotation du soir au-dessus des plates-bandes immobiles. un appel aura été contenu, comme se retient une sève trop âcre, car nul n’écoute le jardin délaissé où le vent

Des songes en friche

Des songes en friche, comme si mes jours, trop pleins, s’étaient penchés sur la terre noire. ma main écrivait avec la patience des sèves, lente, encore verte de saisons à venir. je m’endors parmi les racines et les silhouettes du soir, compagnonnage muet des formes anciennes, et je m’éveille dépouillé, comme une allée au matin. ô nu

Esquisse du dedans

À la fois esquisser en principe le bonheur d’entrer en soi et modeler ce qui demeure, reconnaître, après monet, que la sensibilité de chacun est son génie et qu’il s’agit de composer ce qui nous maintient en vie : nos seize ans, c’était au printemps du dedans, une saison sous la peau. quand toute ville en nous s’épanouit en rose, s

Tu accueilleras les mots de ce poème

Tu accueilleras les mots de ce poème comme on accueille une graine inconnue. laisse-les venir. un poème demande peu d’effort, surtout celui qui s’ouvre pour toi. il ressemble au geste du soir quand je veille sur la terre encore tiède, quand je rassemble les pousses, quand je confie la plante au repos de la nuit. les poèmes offrent le même