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      "Oeconomicae & Pecuniae Quaestiones": quoi de neuf?

      Ce document a été publié le 17 mai 2018 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi conjointement avec le Dicastère pour le Service du développement humain intégral.

      Le titre complet est: «Questions économiques et financières, considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel».  En résumé Oe&Pec Quae ou OPQ dans la suite. Complémentaire des encycliques pontificales, il apporte à un niveau opératoire des éléments de réponse réclamés depuis longtemps et avec insistance, sur les aspects moraux de l’ultra-financiarisation de l’économie. Selon La Croix 18/05/2018, ce texte «veut apporter un éclairage moral à une société fondée non plus sur une économie du travail mais sur une économie financière et auto-centrée».

      Le présent article se propose :

      -         *  de relier Oe&Pec Quae aux interventions antérieures de l’Eglise sur la place de la Finance dans l’économie et les problèmes qu’elle soulève,

      -          *   de le relier également à différentes  voix de la société civile (y compris issues du monde de la Finance): par exemple l'article de Salins et Villeroy de Galhau de 2009 dans la revue Etudes, dans la foulée de la crise de 2008 et de la parution de Caritas in Veritate; ou encore "Dysfonctionnements des marchés financiers" de Lepetit, Economica 2014

      -          *   et enfin de montrer ce qui est nouveau dans Oe&Pec Quae et ce qui ne l’est pas, ainsi que quelques points qui  n’y sont pas traités.

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      Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus? (Rod Dreher)- fin

      «Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus» est une mauvaise formulation d’un vrai sujet. En effet, le monde n’a jamais été chrétien, il a toujours été anti-Christ. Tout au plus certaines périodes ont permis l’essor en Occident d’une société humaine, la Chrétienté, fléchissant de plus ou moins bonne grâce le genou devant Jésus-Christ (Philippiens 2, 9-11). Elle a connu son apogée aux environs du XII-XIIIème siècle. Par un concours de circonstances, depuis la mise en ligne de l’article sur le livre de Rod Dreher (version française Artège 2017), j’ai eu entre les mains quelques documents sur les expériences contemporaines de monachisme, notamment ce qu’on appelle le «monachisme urbain». D’où l’idée de compléter l’article d’origine :  comment-etre-chretien-dans-un-monde-qui-ne-l-est-plus-le pari bénédictin . Cela nous éloigne davantage encore des questions économiques mais le sujet en vaut la peine.

      L’article initial examinait surtout le rôle des moines et de la règle de saint Benoît dans l’essor de la civilisation chrétienne médiévale.

      Dans un  second article complétant le premier, nous avons parlé du rôle des moniales à cette même époque (incluses implicitement dans le premier article mais ayant joué des rôles spécifiques), et apporté quelques suppléments aux premières investigations. Nous examinerons également rapidement des réalisations ou expérimentations contemporaines, notamment ce qu’on appelle le «monachisme urbain». Nous ne chercherons pas à comparer le monachisme « classique » (depuis la restauration du XIXème siècle après les destructions révolutionnaires) avec le monachisme médiéval. Il n’est certes pas question de mettre sur le même pied les 50 dernières années et 1500 ans d’expérience bénédictine et européenne, mais dans un commentaire du livre de Dreher on ne pouvait passer sous silence les expériences récentes, y compris aux Etats-Unis.

      Dans ce troisième et dernier article, on trouvera un certain nombre de textes du magistère romain, éclairant la façon dont l’Eglise conçoit la vie monastique contemporaine et ce qu’elle attend des laïcs. Nous proposerons également une synthèse de la revue qu’a faite La Nef (n° 301 et 303 notamment) de plusieurs livres abordant le même sujet que Rod Dreher. Le récent livre de Danièle Hervieu-Léger : « Le temps des moines- clôture et hospitalité » PUF 2017 apporterait certainement aussi d’utiles analyses. Ceci clôturera le commentaire de la salutaire interpellation de Rod Dreher.

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      Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus (Rod Dreher)- suite

      «Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus» est une mauvaise formulation d’un vrai sujet. En effet, le monde n’a jamais été chrétien, il a toujours été anti-Christ. Tout au plus certaines périodes ont permis l’essor en Occident d’une société humaine, la Chrétienté, fléchissant de plus ou moins bonne grâce le genou devant Jésus-Christ (Philippiens 2, 9-11). Elle a connu son apogée aux environs du XII-XIIIème siècle. Par un concours de circonstances, depuis la mise en ligne de l’article sur le livre de Rod Dreher (version française Artège 2017), j’ai eu entre les mains quelques documents sur les expériences contemporaines de monachisme, notamment ce qu’on appelle le «monachisme urbain». D’où l’idée de compléter l’article d’origine :  comment-etre -chretien-dans-un-monde-qui-ne-l-est-plus-le pari bénédictin . Cela nous éloigne davantage encore des questions économiques mais le sujet en vaut la peine.

      L’article initial examinait surtout le rôle des moines et de la règle de saint Benoît dans l’essor de la civilisation chrétienne médiévale.

      Dans un premier complément, nous parlerons du rôle des moniales à cette même époque (incluses implicitement dans le premier article mais ayant joué des rôles spécifiques), et apporterons quelques suppléments aux premières investigations. Nous examinerons également rapidement des réalisations ou expérimentations contemporaines, notamment ce qu’on appelle le «monachisme urbain». Nous ne chercherons pas à comparer le monachisme « classique » (depuis la restauration du XIXème siècle après les destructions révolutionnaires) avec le monachisme médiéval. Il n’est certes pas question de mettre sur le même pied les 50 dernières années et 1500 ans d’expérience bénédictine et européenne, mais dans un commentaire du livre de Dreher on ne peut passer sous silence les expériences récentes, y compris aux Etats-Unis.

      Dans un troisième et dernier article, on trouvera un certain nombre de textes du magistère romain, éclairant la façon dont l’Eglise conçoit la vie monastique contemporaine et ce qu’elle attend des laïcs.Nous proposerons également une synthèse de la revue qu’a faite La Nef (n° 301 et 303 notamment) de plusieurs livres abordant le même sujet que Rod Dreher. Le récent livre de Danièle Hervieu-Léger : « Le temps des moines- clôture et hospitalité » PUF 2017 apporterait certainement d’utiles analyses. Ceci clôturera le commentaire de la salutaire interpellation de Rod Dreher.

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      Doctrine sociale de l'Eglise catholique et politique énergétique - ceci n'est pas un article

      Le gouvernement français recueille actuellement les avis des citoyens (du moins ceux qui ont accès à Internet et s'intéressent à la question) sur la politique énergétique (PPE), à travers le questionnaire en ligne: https://ppe.debatpublic.fr/questionnaire-debat

      Pourquoi relayer ce questionnaire sur le site des AEC? L'Eglise catholique (dont la doctrine sociale - DSE- est la référence des AEC)  peut-elle apporter un éclairage utile à l'orientation des politiques énergétiques nationales, européenne ou mondiale?

      Doctrine sociale de l'Eglise catholique et politique énergétique - ceci n'est pas un article

      Même si Laudato'Si donne beaucoup d'indications et d'orientations à la lumière de la DSE, le sujet est trop complexe pour être traité dans un simple article et par un seul auteur. Il ne s'agit ici que d'attirer l'attention sur cette facette possible de la Doctrine sociale de l'Eglise. Répondre au  questionnaire PPE  peut être à la fois un geste civique et une base pour approfondir la réflexion sur ce sujet: on ne peut répondre au questionnaire sans se poser quelques questions relatives à la justice sociale et à l'économie au sens premier du terme.

      On pourrait penser que c'est un sujet qui sort largement du champ de compétence, même pratique, de l'Eglise catholique voire de quelque religion que ce soit, mais la question de l'accès à l'énergie et des modes de production et de distribution d'énergie, soulève des points d'éthique au même titre que la finance, la bioéthique ou l'accès aux ressources naturelles comme l'eau. Des questions de justice sociale notamment ainsi que des questions d'ordre économique.La politique énergétique est un enjeu de souveraineté des Etats et un facteur de risque et de tension ( accès aux ressources rares) autant que de sécurité. Par ailleurs elle est étroitement couplée avec celle de l'environnement et donc de la relation de l'homme à la Création divine, dont les papes ont de plus en plus largement traité notamment depuis Jean XXIII, Laudato 'Si étant le dernier texte pontifical sur la question.

      Doctrine sociale de l'Eglise catholique et politique énergétique - ceci n'est pas un article

      Les quelques liens qui suivent permettent de se convaincre que l'accès à l'énergie, la production et le commerce de l'énergie rentrent bel et bien dans le champ de la doctrine sociale de l'Eglise. Le titre du programme américain "Atoms for Peace" (Eisenhower, 1953 à l'ONU), éminemment ambigu car directement lié aux utilisations militaires de l'atome, montre que le sujet (énergie atomique ou toute autre forme) concerne l'Eglise. Le Vatican est d'ailleurs membre de l'AIEA directement issue d'Atoms for Peace.

      encyclique Caritas in Veritate 2009  (2 occurrences du mot énergie au sens matériel du terme)

      encyclique Laudato 'Si 2015 (pas moins d'une 20aine d'occurrences du mot énergie, souvent accolé au mot "renouvelable")

      SFEN-RGN: energie-nucleaire-question-ethique  (interview de Mgr Stenger, janvier 2016)

      CEF avril 2017-a-tours-plaidoyer-transition-energetique/

      Le Monde novembre 2006: Benoît XVI et les énergies renouvelables

      et bien d'autres encore, même si le Compendium de la DSE de 2005 n'a pas d'entrée "énergie".

       

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      Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus (y compris économiquement)

      Il est bien sûr fait allusion dans le titre à l'ouvrage de Rod Dreher: «Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus- Le pari bénédictin»  (Artège 2017)

      Egredere : Sors ! (Gen XII,1) – Panégyrique de saint Benoît prononcé par Bossuet dans une église de bénédictins, à Paris, un 21 mars, vers 1665.

      Cet exergue n’est pas celui du livre de Rod Dreher (qui, logiquement, emprunte le sien à la Règle de saint Benoît). Il nous a paru cependant bien refléter l’esprit de l’ouvrage. Au lecteur de juger.

      Le livre de Rod Dreher, qui s’adresse à des Américains, ne peut cependant pas laisser indifférent un lecteur chrétien européen. Il peut même le laisser perplexe. Non seulement il traite du conflit consubstantiel et irréductible entre l’Eglise et le monde, énoncé par Jésus-Christ lui-même, et dont Rome, puis la Chrétienté, puis l’Europe de plus en plus déchristianisée ont été le théâtre souvent tragique. Mais aussi il en appelle à saint Benoît, de facto père de l’Europe chrétienne depuis plus de 1500 ans et saint patron de l’Europe depuis Paul VI (bref Pacis Nuntius, 24 octobre 1964), bien qu’il n’y ait très probablement pas songé un seul instant à une telle postérité. Saint Benoît et ses disciples peuvent-ils faire pour l’Europe déchristianisée du XXIème siècle, d’une façon nouvelle, ce qu’ils ont fait (sans nécessairement le rechercher) pour les âges chaotiques qui succédèrent à la chute de l’ordre romain ? La réponse est peut-être dans une phrase de Valéry, qu’on trouve dans le livre de Dom Gérard (fondateur du Barroux), Demain la Chrétienté (Dismas 2008) livre qui traite exactement du même sujet que celui de Dreher. Paul Valéry (dans Tel Quel): «La véritable tradition dans les grandes choses n’est point de refaire ce que les autres ont fait, mais de retrouver l’esprit qui a fait ces choses et qui en ferait de tout autres en d’autres temps

       

      Ce premier article est suivi d'un autre, qui approfondit certains points: comment-etre-chretien-dans-un-monde-qui-ne-l-est-plus-rod-dreher-suite et enfin d'un troisième qui tente de récapituler les orientations contemporaines de l'Eglise sur la vie monastique et la vie des laïcs .

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      Entreprises inspirées: sources chrétiennes et orientales

      On parle beaucoup d’entreprise libérée (oui, mais de qui ou de quoi et pour quoi?), d’entreprise éclairée (oui, mais comment et par quelle lumière ?), etc. Alors pourquoi pas l’entreprise inspirée ? (oui, mais par qui ou par quoi et pour quoi ?) Outre quelques ouvrages sur lesquels on reviendra à la fin de cet article, un colloque à la Maison des sciences de la gestion se tenait jeudi 22 mars sur le thème temps et place de la spiritualité en gestion  à la Maison des sciences de la gestion (voir le programme ici). Y compris "Oser la spiritualité en tant que dirigeant". Un de nos confrères AEC y participait.

      Les auteurs spirituels chrétiens, en particulier les fondateurs d’ordres religieux, ont toujours inspiré des décideurs, ou des conseillers de décideurs, notamment dans le monde économique mais aussi politique. Ils ont souvent été eux-mêmes, spécialement les moines, des décideurs économiques, et savaient – savent encore-  de quoi ils parl(ai)ent. Nous porterons notre attention principalement sur saint Benoît et sa Règle, sans pour autant nous priver d’un coup d’œil du côté de l’auteur des Exercices spirituels, saint Ignace de Loyola, ainsi que de saint Bernard de Clairvaux (dans le De Consideratione, conseils énergiques adressés à son ancien disciple devenu pape, Eugène III, confronté aux dangers des affaires du monde). Un tour d’horizon préalable nous montrera aisément que l’on peut trouver bien d’autres sources chrétiennes y compris récentes, transposables peu ou prou à l’administration et à la gestion de l’entreprise (pardon : à la gouvernance et au management) ; et plus globalement à la manière d’être dans le milieu professionnel. Un survol des apports de certaines spiritualités orientales est proposé en final.

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      Bossuet: Sermons de Carême et RSE

      Bossuet est quelquefois cité, à temps et à contre-temps, pour commenter (mélancoliquement) les temps actuels.

      Il peut paraître étrange, et en tous cas anachronique, de le convoquer ici à propos de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises); cela semble assez loin des préoccupations eschatologiques du Carême et la notion d'entreprise n'était pas d'actualité à la Cour de Louis XIV. Encore moins celle de RSE: on se contentait du rôle naturellement joué par les corporations de métiers, corps intermédiaires d'une société ordonnée au bien commun. Cependant...

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    • a posté un commentaire sur l'article Disparition du "Courrier d'Aix": un cas emblématique de LBY13

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      Disparition du "Courrier d'Aix": un cas emblématique

      Disparition d'un petit journal aixois d'annonces légales, d'articles de fond et de nouvelles locales : l'événement est  bien trop mince pour intéresser les économistes et figurer dans les colonnes d'un journal de grande audience. On peut pourtant y voir un effet collatéral caractéristique du matérialisme mondialisé et de la dictature de la finance.

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      PACTE : 5/1/2018, Une heureuse initiative du gouvernement, concernant l’objet social des entreprises. Pourquoi pas la SOSE (société à objet social étendu) ou la SCS (société de capitalisme so

      Le gouvernement Philippe vient de terminer la consultation préalable sur le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) et lance les initiatives nécessaires, en vue d’un projet de loi au printemps 2018: PACTE 2018. Une consultation publique en ligne est prévue à partir du 15 janvier. Les travaux préparatoires incluent une mission « Entreprise et intérêt général » confiée le 5 janvier dernier à Nicole Notat (fondatrice de Vigeo désormais Vigeo-Eris) et Jean-Dominique Sénard président du groupe Michelin: mission Notat-Sénard. Cette mission s’inscrit dans le thème n°2 du PACTE : «Partage   de   la   valeur   et   engagement   sociétal   des entreprises».

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      Les trois sources occidentales de la RSE (responsabilité sociétale de l'entreprise): DD, CSR, DSE

      Cet article a été publié initialement sur mon blog  Hyperion LBC_ les trois sources occidentales de la RSE

      Henri Bergson publiait en 1932 «Les deux sources de la morale et de la religion», où il opérait quelques distinctions restées célèbres, reprises depuis par d’autres penseurs : appel et obligation, société ouverte et société fermée, etc.

      Notre sujet n’est pas totalement déconnecté de ce monumental ouvrage, notamment via la morale, entre-temps rebaptisée «éthique». Quoi faire pour bien faire ? Morale (ou éthique) de responsabilité en l’occurrence, par opposition au conséquentialisme/utilitarisme ou à la déontologie/morale de conformité. Nous éviterons cependant de paraphraser l’auguste maître ; nous nous contenterons ici, par l’observation, de nous pencher sur ce qui apparaît bel et bien comme trois sources principales et nettement distinctes de la notion de «responsabilité sociétale de l’ entreprise» : le développement durable, l’éthique anglo-saxonne des affaires (business ethics) et, last but not least, la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Les trois fleuves majestueux issus de ces sources se mélangent-ils vraiment à leur confluent, qui est l’entreprise ?

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      Le christianisme est-il à l'origine du capitalisme? 6. La question des corporations de métiers

      Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

      Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

      -          le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

      -          est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

      -          peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

      Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ?

      Deuxième article : Les facteurs d’émergence du capitalisme en Europe. Quelques dates-clés.

      Troisième article : Universalité potentielle du capitalisme et christianisme : le cas de la Chine et celui du Japon.

      Quatrième article : Que dit la doctrine sociale de l’Eglise catholique ?

      Cinquième article : Que disent les anti-capitalistes ? et qui sont-ils ? http://www.aecfrance.fr/le-christianisme-est-il-a-l-origine-du-capitalisme-5-que-disent-les-an-a132260010

      Ce sixième article approfondit la question épineuse des corporations de métiers, centrale dans l'analyse du capitalisme.

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      Une évolution du droit des entreprises vers le bien commun ou la RSE?

      Certains auteurs voient dans l’objet social des entreprises prévu par le Code civil, un encouragement à la poursuite exclusive des résultats financiers au profit des actionnaires et au détriment des salariés, des autres parties prenantes et de l’investissement dans l’outil de production. Une modification des statuts et des pactes d’entreprise faciliterait la réorientation des entreprises vers la responsabilité sociétale et/ou la contribution au bien commun. L’objet de cet article est de rapprocher les ouvrages suivants :

      -          «Refonder l’entreprise», Segrestin et Hatchuel, Seuil, La république des idées, 2012

      -          «La «Société à objet social étendu», un nouveau statut pour l’entreprise», de Segrestin, Levillain, Vernac et Hatchuel, collectif des Bernardins, Paris, Presse des Mines, collection Economie et Gestion, 2015

      -          «La société de capitalisme solidaire, instrument du bien commun», Pinot de Villechenon, Presses universitaires de l’IPC, 2017.

      En effet, ces trois ouvrages, et en particulier les deux derniers cités, militent pour un ré-équilibrage de l’entreprise en direction du bien commun et/ou de l’utilité sociale, au-delà du seul profit, reconnu comme nécessaire mais loin d’être suffisant. Pour cela, l’entreprise doit être refondée et disposer d’une armature juridique adaptée à ce ré-équilibrage et à la recherche de l’impact social et environnemental. On rejoint donc les notions d’impact investing (pour les investisseurs preneurs de parts de capital) ainsi que d’économie sociale et solidaire.

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      Le christianisme est-il à l'origine du capitalisme? 5. Que disent les anti-capitalistes?

      Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

      Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

      -          le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

      -          est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

      -          peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

      Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ?

      Deuxième article : Les facteurs d’émergence du capitalisme en Europe. Quelques dates-clés.

      Troisième article : Universalité potentielle du capitalisme et christianisme : le cas de la Chine et celui du Japon.

      Quatrième article : Que dit la doctrine sociale de l’Eglise catholique ? http://www.aecfrance.fr/le-christianisme-est-il-a-l-origine-du-capitalisme-4-que-dit-la-doctri-a132013568

      Cinquième article : Que disent les anti-capitalistes ? et qui sont-ils ?

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      Le christianisme est-il à l'origine du capitalisme? 4. Que dit la Doctrine sociale de l'Eglise?

      Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

      Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

      -          le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

      -          est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

      -          peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

      Nous nous appuierons pour cela non seulement sur la Doctrine sociale de l’Eglise catholique, mais aussi sur plusieurs auteurs, de Werner Sombart à Ellen Meiksins Wood, qui ont étudié de façon approfondie la question des origines du capitalisme.

      Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ?

      Deuxième article : Les facteurs d’émergence du capitalisme en Europe. Quelques dates-clés.

      Troisième article : Universalité potentielle du capitalisme et christianisme : le cas de la Chine et celui du Japon http://www.aecfrance.fr/le-christianisme-est-il-a-l-origine-du-capitalisme-3-universalite-pote-a131584850

      Quatrième article : Que dit la doctrine sociale de l’Eglise catholique ?

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      Le christianisme est-il à l'origine du capitalisme ? 3. Universalité potentielle du capitalisme - le cas de la Chine et du Japon

      Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

      Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

      -          le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

      -          est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

      -          peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

      Nous nous appuierons pour cela non seulement sur la Doctrine sociale de l’Eglise catholique, mais aussi sur plusieurs auteurs, de Werner Sombart à Ellen Meiksins Wood, qui ont étudié de façon approfondie la question des origines du capitalisme.

      Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ? http://www.aecfrance.fr/le-christianisme-est-il-a-l-origine-du-capitalisme-1-de-quoi-parle-t-o-a131090872

      Deuxième article : Les facteurs d’émergence du capitalisme en Europe. Quelques dates-clés.http://www.aecfrance.fr/le-christianisme-est-il-a-l-origine-du-capitalisme-2-les-facteurs-d-em-a131221614

      Troisième article : Universalité potentielle du capitalisme et christianisme : le cas de la Chine et celui du Japon.

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      CSG : Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont-ils raison de faire payer les retraités ?

      Article de Jacques Bichot publié sur Atlantico le 23 août 2017.
       
      Dans une interview accordée à Sud-Ouest, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a reconnu "demander un effort" aux retraités.

       
      Atlantico : Conformément aux promesses formulées par Emmanuel Macron, le Ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a confirmé la hausse de la CSG en 2018 pour plus de 9 millions de retraités. Comment interpréter un tel mouvement ? La formule utilisée par Bruno Le Maire est-elle légitime, lorsqu'il demande aux retraités de "faire un effort" ? Les retraités font ils moins d'efforts que les autres catégories de la population ?
       

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      Le christianisme est-il à l'origine du capitalisme? 2. Les facteurs d'émergence du capitalisme industriel en Europe- quelques jalons

      Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

      Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

      -          1. le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

      -       2. est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

      -          3. peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

      Nous nous appuierons pour cela non seulement sur la Doctrine sociale de l’Eglise catholique, mais aussi sur plusieurs auteurs, de Werner Sombart à Ellen Meiksins Wood, qui ont étudié de façon approfondie la question des origines du capitalisme.

      Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ? http://www.aecfrance.fr/le-christianisme-est-il-a-l-origine-du-capitalisme-1-de-quoi-parle-t-o-a131090872

      Deuxième article : Les facteurs d’émergence du capitalisme en Europe. Quelques jalons.

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      Le christianisme est-il à l'origine du capitalisme? 1. De quoi parle-t-on

      Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

      Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

      -         1.  le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

      -       2. est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

      -         3. peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

      Nous nous appuierons pour cela non seulement sur la Doctrine sociale de l’Eglise catholique, mais aussi sur plusieurs auteurs, de Werner Sombart à Ellen Meiksins Wood, qui ont étudié de façon approfondie la question des origines du capitalisme.

      Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ?

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      L'entreprise et les valeurs-5: petite bibliographie

      A la suite des quatre articles qui viennent d'être publiés successivement, voici une bibliographie (très incomplète) qui pourra intéresser ceux qui désirent  approfondir ou réviser leurs connaissances sur la question des valeurs, dans différentes acceptions du terme: philosophique, moral, catholique, protestante, économique, sociologique, entrepreneuriale...

    • a posté un article :

      L'entreprise et les valeurs- 4: les valeurs d'entreprise, et Conclusion générale

      Beaucoup d’entreprises ont élaboré une «charte des valeurs» et l’appliquent peu ou prou, d’autres agissent selon des valeurs qu’elles n’ont pas codifiées ; d’autres encore font les deux. Le remplacement de la morale par l’éthique semble avoir substitué la notion relativiste de valeur à celle de vertu, et la notion de responsabilité à celle de devoirs. Dans le langage courant, on invoque souvent les valeurs portées par telle ou telle organisation, personne, parti politique ; on porte à cette occasion un jugement de valeur sur lesdites valeurs... Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) 2005 se réfère fréquemment à la notion de valeurs (environ quatre-vingts entrées). Enfin la notion de «valeur morale de nos actes» rassemble tous les moralistes y compris les minimalistes, sous une forme ou sous une autre.

      Quant au domaine de l’économie – donc de l’entreprise – la notion de valeur d’usage et de valeur d’échange est une ligne de clivage qui a traversé toute l’histoire de l’économie, d’Aristote à Gérard Debreu prix Nobel 1983. L’école franciscaine du XIII-XIVème siècle ou celle de Salamanque au XVIème siècle, ont été parmi les premiers à débroussailler ces notions de valeur d’usage et d’échange, ainsi que la valeur du travail, bien avant Ricardo ou Marx ; dans un autre esprit évidemment.

      Après une exploration rapide des champs sémantiques de la philosophie, de la théologie morale et de l’économie, nous terminons aujourd’hui par le monde des valeurs d’entreprise, précisément au carrefour de ces trois disciplines, et proposons une conclusion générale aux quatre articles.

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      L'entreprise et les valeurs -3: les théories économiques de la valeur

      Beaucoup d’entreprises ont élaboré une «charte des valeurs» et l’appliquent peu ou prou, d’autres agissent selon des valeurs qu’elles n’ont pas codifiées ; d’autres encore font les deux. Le remplacement de la morale par l’éthique semble avoir substitué la notion relativiste de valeur à celle de vertu, et la notion de responsabilité à celle de devoirs. Dans le langage courant, on invoque souvent les valeurs portées par telle ou telle organisation, personne, parti politique ; on porte à cette occasion un jugement de valeur sur lesdites valeurs... Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) 2005 se réfère fréquemment à la notion de valeurs (environ quatre-vingts entrées). Enfin la notion de «valeur morale de nos actes» rassemble tous les moralistes y compris les minimalistes, sous une forme ou sous une autre.

      Quant au domaine de l’économie – donc de l’entreprise – la notion de valeur d’usage et de valeur d’échange est une ligne de clivage qui a traversé toute l’histoire de l’économie, d’Aristote à Gérard Debreu prix Nobel 1983. L’école franciscaine du XIII-XIVème siècle ou celle de Salamanque au XVIème siècle, ont été parmi les premiers à débroussailler ces notions de valeur d’usage et d’échange, ainsi que la valeur du travail, bien avant Ricardo ou Marx ; dans un autre esprit évidemment.

      Il n’était donc peut-être pas inutile de revisiter toutes ces notions de «valeur» ou de «valeurs». Après le survol des principales philosophies de la valeur, puis le récapitulatif de ce que dit la Doctrine sociale de l’Eglise sur les valeurs, nous examinons maintenant comme les notions de valeur (d’usage, d’échange, travail, marchande, monétaire etc.) ont traversé l’histoire de l’économie et les visions de la société que reflètent les différentes théories de la valeur économique. Le quatrième et dernier article concernera les valeurs d’entreprise.

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      L'entreprise et les valeurs -2: la Doctrine sociale de l'Eglise et les valeurs

      Beaucoup d’entreprises ont élaboré une «charte des valeurs» et l’appliquent peu ou prou, d’autres agissent selon des valeurs qu’elles n’ont pas codifiées ; d’autres encore font les deux. Le remplacement de la morale par l’éthique semble avoir substitué la notion relativiste de valeur à celle de vertu, et la notion de responsabilité à celle de devoirs. Dans le langage courant, on invoque souvent les valeurs portées par telle ou telle organisation, personne, parti politique ; on porte à cette occasion un jugement de valeur sur lesdites valeurs... Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) 2005 se réfère fréquemment à la notion de valeurs (environ quatre-vingts entrées). Enfin la notion de «valeur morale de nos actes» rassemble tous les moralistes y compris les minimalistes, sous une forme ou sous une autre.

      Quant au domaine de l’économie – donc de l’entreprise – la notion de valeur d’usage et de valeur d’échange est une ligne de clivage qui a traversé toute l’histoire de l’économie, d’Aristote à Gérard Debreu prix Nobel 1983. L’école franciscaine du XIII-XIVème siècle ou celle de Salamanque au XVIème siècle, ont été parmi les premiers à débroussailler ces notions de valeur d’usage et d’échange, ainsi que la valeur du travail, bien avant Ricardo ou Marx ; dans un autre esprit évidemment.

      Il n’est peut-être pas inutile de revisiter toutes ces notions de «valeur» ou de «valeurs». Après un premier article consacré à un survol des principales philosophies de la valeur, ce second article s’efforce de récapituler ce que dit la Doctrine sociale de l’Eglise sur les valeurs, aussi bien sous l’angle moral qu’économique. L’article suivant sera consacré aux avatars millénaires de la théorie économique de la valeur. Le quatrième et dernier article concernera les valeurs d’entreprise.

    • a posté un article :

      L'entreprise et les valeurs - 1: philosophies de la valeur

      Beaucoup d’entreprises ont élaboré une «charte des valeurs» et l’appliquent peu ou prou, d’autres agissent selon des valeurs qu’elles n’ont pas codifiées ; d’autres encore font les deux. Le remplacement de la morale par l’éthique semble avoir substitué la notion relativiste de valeur à celle de vertu, et la notion de responsabilité à celle de devoirs. Dans le langage courant, on invoque souvent les valeurs portées par telle ou telle organisation, personne, parti politique ; on porte à cette occasion un jugement de valeur sur lesdites valeurs... Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) 2005 se réfère fréquemment à la notion de valeurs (environ quatre-vingts entrées). Enfin la notion de «valeur morale de nos actes» rassemble tous les moralistes y compris les minimalistes, sous une forme ou sous une autre.

      Quant au domaine de l’économie – donc de l’entreprise – la notion de valeur d’usage et de valeur d’échange est une ligne de clivage qui a traversé toute l’histoire de l’économie, d’Aristote à Gérard Debreu prix Nobel 1983. L’école franciscaine du XIII-XIVème siècle ou celle de Salamanque au XVIème siècle ont été parmi les premiers à débroussailler ces notions de valeur d’usage et d’échange, ainsi que la valeur du travail, bien avant Ricardo ou Marx ; dans un autre esprit évidemment.

      Il n’est peut-être pas inutile de revisiter toutes ces notions de «valeur» ou de «valeurs». Ce premier article est consacré à un survol des principales philosophies de la valeur. Le second article récapitulera ce que dit la Doctrine sociale de l’Eglise sur les valeurs, aussi bien sous l’angle moral qu’économique. L’article suivant sera consacré aux avatars millénaires de la théorie économique de la valeur. Le quatrième et dernier article concernera les valeurs d’entreprise.

    • a posté un commentaire sur l'article Jacques Bichot : "D'où viennent les structures de péché ?" de TJA

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      Changement d'heure, biens communs, Bien commun

      Nous venons de changer d’heure, comme nous le faisons depuis quelques décennies, afin de profiter plus longtemps de la lumière des beaux jours, une fois la journée de travail terminée. Et aussi, quoique le bilan semble controversé, afin de mettre en route plus tard les appareils consommateurs d’énergie. Cette formulation soulève à elle toute seule une foule de questions : celle du chômage, des parties de la population qui ne suivent pas le rythme "standard citadin", celle de la finalité réelle du temps ainsi libéré en fin de journée : économies d’énergie, bien particulier des personnes, sécurité etc.

      C'est aussi l'occasion de se poser la question de la relation du temps aux "biens communs" et au Bien commun de la DSE (doctrine sociale de l'Eglise).

    Plus...

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